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La méthode GTD ou l’art de l’efficacité sans stress

Un constat : les to-do-list s’allongent. 40 % de ce qui est réalisé, en une journée, par un collaborateur, n’était pas prévu le matin même. Toutes les deux minutes trente : c’est la fréquence à laquelle un cadre est interrompu«Pour aider les managers, dirigeants et entrepreneurs à faire face à ces nouveaux rythmes et nouvelles contraintes, David Allen, théoricien de la productivité et de l’efficacité professionnelle. Ce consultant américain a conçu la méthode d’organisation GTD (« getting things done », faire en sorte que les choses soient faites) qu’il détaille dans un ouvrage dont la deuxième édition vient de paraître.

s'organiser pour réussir

Le principe de la méthode:

« La méthode GTD, ou l’art de l’efficacité sans le stress, est une approche qui permet d’accroître les capacités d’organisation, l’efficacité et la créativité, cela sans multiplier les efforts », explique David Allen. Le principe de sa méthode : l’efficacité est directement proportionnelle à la capacité de l’individu à se détendre (si l’esprit est clair et les idées organisées, quiconque peut améliorer ses performances sans subir le stress). Les piliers : réévaluer les objectifs, au fur et à mesure que les priorités changent ; se débarrasser du sentiment d’être débordé, anxieux, impuissant… ; planifier et matérialiser les projets ; et enfin, et surtout, accepter de ne pas pouvoir tout faire en même temps. « La méthode de David Allen est plébiscitée par de grandes entreprises, particulièrement celles qui ont conscience que le capital humain est un gisement d’innovation, à condition d’identifier des leviers d’engagement », pointe Armelle Carminati-Rabasse.

A quoi ça sert?

  • identifier ses priorités
  • se libérer l’esprit
  • être plus productif

Utilisée comme un outil de management, la méthode de David Allen permet notamment aux équipes d’adopter un langage commun. Et, d’un point de vue individuel, elle constitue un outil au service de la carrière professionnelle, pour que chacun devienne acteur de sa propre performance, donc de son employabilité.

La méthode:

Méthode GTD gestion du temps David Allen

Sources

Il est urgent de s’arrêter : pour ressentir le présent et diriger à partir du futur émergent

Dans un monde de plus en plus caractérisé par des changements profonds et rapides, les boussoles traditionnelles ne permettent plus de garder le cap. Au niveau économique, social, écologique ou politique, les horizons semblent de plus en plus incertains dans un contexte de faillite généralisée des institutions. Notre « art de vivre ensemble » est plus souvent marqué par des signes de destruction (malnutrition, pauvreté, terrorisme, violence, dérèglements climatiques, pour n’en citer que quelques uns) que par un élan optimiste de progrès. Si collectivement nous provoquons des résultats à l’inverse de ce que nous souhaitons, un sursaut de conscience est attendu ! Dans ce contexte mouvant, définir une feuille de route guidée par une vision de long terme requiert d’un profond renouvellement du leadership de nos organisations.

Peu outillées pour faire face à ces formidables enjeux de transformation, les organisations sont souvent tentées par la fuite en avant ou par un retour au passé, ces fameux « basiques et fondamentaux qui ont si bien fonctionné. » L’ordre et la stabilité ne sont plus des paramètres usuels de notre époque où des solutions vraies et durables doivent être trouvées au cœur des injonctions de la gestion du quotidien.

S’enrichir des expériences passées, prendre en compte les situations présentes tout en étant attentif à un avenir qui émerge : cette conjugaison à trois temps est essentielle. Une équipe de chercheurs du MIT (Massachussetts Institute of Technology) à Boston, dont font partie Otto Scharmer et Peter Senge, propose une méthode pour approcher l’émergence de nouveaux possibles : c’est laThéorie U, diriger à partir du futur émergentthéorie U. Entre « résister » et « faire avec », entrepartisans de la marche arrière et défenseurs du statu quo, une troisième voie semble ainsi s’ouvrir pour « diriger à partir du futur émergent », un avenir forcément très différent du passé tant le modèle de développement industriel « prendre, fabriquer, jeter » semble avoir atteint ses limites.

Otto ScharmerCette approche modélisée par Otto Scharmer invite à s’arrêter sur nos façons habituelles de penser et d’agir pour mieux transformer nos schémas mentaux et de communication. Il incite à « prêter attention à [notre] façon d’être au monde… et à la concrétiser comme il convient » selon les termes du philosophe autrichien Martin Buber. Ce modèle s’applique tant aux entreprises, aux ONG et autres composantes de la société civile qu’aux individus eux-mêmes.

Accéder à un champ de conscience qui permet d’innover

Scharmer part du constat que dans toute équipe, organisation ou groupe social, il se passe bien plus de choses que nous n’en percevons. Cet ensemble d’interactions grâce auxquelles les acteurs d’un système se connectent, pensent, dialoguent et agissent est ce qu’il appelle le « champ social. » Or, celui-ci a souvent du mal à changer en raison de notre faible niveau d’attention qui nous empêchent d’appréhender « les forces subtiles qui modèlent ce qui arrive parce que nous sommes trop occupés à réagir à leurs effets. » C’est ainsi que nous reproduisons ce que nous savons, nous plaquons nos modèles mentaux habituels, à la fois pour définir un problème et pour trouver sa solution. Englués dans nos représentations Volonté ouverte, coeur ouvert, esprit ouvertissues du passé, le processus de changement reste superficiel. En observant des leaders ayant mené de profondes transformations Scharmer a détecté qu’ils innovaient à partir d’un état intérieur non visible pour l’observateur extérieur. Il nous invite donc à établir un niveau de conscience plus profond, articulé autour de trois ouvertures : un esprit ouvert, un cœur ouvert et une volonté ouverte.

La méthode du parcours en U

Le U est une « matrice », un cercle ouvert, qui fait appel à l’intelligence collective et présente une méthodologie permettant de reproduire les 5 étapes « où le créateur passe de la feuille blanche à l’émergence d’une intuition ou d’une intention forte, puis à une réalité nouvelle qui se fait jour peu à peu. »

Lâcher-prise, laisser venirOn y distingue trois mouvements principaux :

  1. Transformer sa perception : passer consciemment de la réflexion au ressenti puis au lâcher-prise en faisant taire la voix du jugement, celle du cynisme et celle de la peur. Cette phase d’écoute et de dialogue permet de voir avec un regard neuf (co-initier). Elle est suivie d’une phase de rencontre de nos sources cognitives (co-sentir).
  2. Se retirer et réfléchir : le presencing est l’outil principal, le point bas du U, où il s’agit de laisser la « connaissance intérieure » émerger vers ce que nous nous sentons appelés à devenir. Le «presencing» est un néologisme anglophone qui associe «presence» (la présence) et «sensing» (le ressenti). Cette faculté de se connecter à la source des décisions est, selon Scharmer, l’essence du leadership efficace d’aujourd’hui. Rejoindre le lieu intérieur où émerge l’inspiration et d’où naissent nos actions est ainsi la manière d’éclairer les «angles mort», c’est-à-dire les zones d’aveuglement individuel et/ou collectif qui ne permettent pas de voir la réalité émergente au-delà d’une simple version améliorée du passé…
  3. Prototyper, confronter, déployer : explorer la réalité future par l’action, expérimenter très vite la nouveauté pour donner un aperçu de la vision (co-créer) et passer ensuite aux itérations du projet, en l’adaptant par essais successifs au milieu qui l’absorbe et l’enrichit (co-évoluer) pour changer d’échelle et incarner de nouvelles pratiques.

Livre Théorie U, diriger à partir du futur émergentL’ouvrage d’Otto Scharmer permet de découvrir en détail les processus d’émergence et de mise en œuvre des changements fondamentaux individuels et collectifs. Il permet d’apprendre à faire résonner cette « technologie sociale » dans les individus et les organisations. Il y décrit par exemple très bien les 7 compétences essentielles pour un « leadership génératif » que développe le voyage à travers le U.

Les approches traditionnelles top-down ou command-control ne fonctionnent plus (> voir notamment l’article Le courage du « lâcher prise » ou la liberté des salariés comme remède à la crise sur ce sujet) Le changement et le besoin d’adaptation sont systémiques, dans une organisation en réseau, dont le management reste en grande partie à découvrir. La transformation managériale est ainsi étroitement liée à l’expérience d’un groupe de pionniers dans l’organisation qui seront capables de modifier en profondeur les manières de faire, les modalités d’écoute et de participation permettant d’aborder un avenir commun.

L’entreprise, lieu d’intention(s) et d’émergence de valeur partagée

La plongée dans le U proposée par Scharmer trace une route pour revisiter la manière de diriger l’entreprise, à partir d’un futur émergent accessible par un état de conscience plus profond de ses acteurs. Il rejoint la question de la finalité de l’entreprise, sa vision et sa mission.

Tao et management, Marc HalévyMarc Halévy, qui se définit lui-même comme un tisserand de la compréhension du devenir nous incitait aussi à « faire de l’incertitude notre alliée » (> voir l’article sur le sujet). Dans son livre Tao et Management, il décrit l’importance de ce fil rouge qui dynamise, ordonne et donne sens à toute organisation : sa vocation, sa mission, son âme.

« Une entreprise, c’est d’abord un lieu de passion : passion d’un métier, passion d’une aventure humaine, passion d’une quête concrète, vécue au jour le jour. L’entreprise, c’est ensuite un lieu de Projet ou, plus précisément peut-être, un lieu d’intention(s) où s’élabore un futur que l’on se choisit malgré les aléas et les fluctuations du monde alentour. L’entreprise, c’est enfin un lieu de convergence où des ressources variées s’entremêlent pour faire émerger de la valeur. De la valeur économique, surtout, mais aussi toutes autres formes de valeur. Passion. Projet. Valeur. |…] 

Lorsque l’on méditera sur l’entreprise, la famille ou tout autre sujet, il faudra se demander quel est le feu qui est censé les animer, les vivifier, et les faire s’épanouir et s’accomplir. Sans ce feu, les structures et les organisations restent lettres mortes. On en revient alors aux idées de projet, de finalité, de vocation, voire à un mot comme « âme » (anima et animus en latin) en tant que ce qui anime […].

Toute entreprise est un arbre qui pousse, saison après saison, élagages après tailles, fumages après cueillettes, floraisons après greffes. Et cet arbre croît continûment que l’on prenne, ou non, des photos (budgets, objectifs annuels, chiffres réalisés vs. planifiés, etc.) de lui de temps en temps. Ce qui importe, c’est la raison profonde qui le fait pousser. Où est son intention ? Où est sa finalité ? Qu’est-ce qui le pousse à croître, à verdir, à fructifier ? »

C’est Peter Senge, directeur du Center for Organizational Learning (Centre pour les organisations apprenantes) qui nous donne la liaison entre la méthode pour laisser résonner le futur émergent par une connexion à une intériorité plus grande proposée par Scharmer et l’importance d’enraciner ce parcours dans une raison profonde, une intention partagée telle que décrite par Halévy :

« La vision devient une force vive lorsque les gens croient réellement qu’elle peut donner forme à leur futur. Une vision partagée est vitale pour l’organisation apprenante car elle lui fournit le focus et l’énergie pour apprendre. »

 

Source : Nicolas Cordier

Vendre une compétence : Pourquoi les dés sont pipés ?

Talent vs compétence:

Nous avons en nous 2 dimensions : la dimension talent et la dimension compétence

Tout ce qui est talent n’est pas inné, mais est acquis dans les 6 premiers mois de la naissance. C’est l’empreinte, notre empreinte !

Dans ses talents c’est là où on va trouver l’énergie, le plaisir, la joie. On est heureux de faire une activité. Cela peut être des activités de compétition, humanitaire, de solidarité,… Et quand elles sont dans nos talents, on est quelque part inépuisable. C’est comme si on avait une énergie folle et très focalisée ! Ce sont les moments où l’excellence ne demande plus d’effort, où les émotions sont au service de notre performance et de notre apprentissage. Notre attention est totale, focalisée et nous sommes complètement détendus. Une sorte de perte de conscience de soi dans l’action!

Notre conditionnement:

Notre éducation, chez nous en Europe et dans le monde,  va mettre un couvercle, un frein, sur nos talents, notre moteur ! Finalement, notre éducation est conditionnée. Et c’est tout notre conditionnement qui va nous donner notre personnalité. Mais c’est une personnalité secondaire, ce n’est pas la nôtre vraiment, c’est un leurre ! On croit être ça mais on n’est pas réellement ça !

Et ce conditionnement est fait au travers d’une méthode que l’on appelle la carotte et le bâton :

« Si tu fais bien ce que l’on te demande de faire, tu reçois une carotte, si tu le fais mal tu reçois le bâton ! »

carotte ou bâton

Une fausse image de soi :

On va donc s’adapter aux autres pour finir par s’oublier soi-même en modulant nos comportements en fonction du regard de l’autre. On va faire des suppositions sur soi-même!

Comment? En se sous estimant : « je ne suis pas capable de… » ou/et en se sur estimant : « je suis capable de…. ». Ayant peur d’être puni et peur de ne pas être récompensé, nous nous sommes mis à prétendre être qui nous n’étions pas, juste pour faire plaisir aux autres, juste pour paraître assez bien à leurs yeux.

image de soi

Hélas, quand je vends une compétence, j’essaye d’avoir le même plaisir que si j’avais un talent. Mais je ne vends pas un talent ! Et donc c’est toujours quelque chose qui est compensatoire ! Par conséquent, pour palier à cette souffrance, je vais la compenser par l’argent. Et cet argent va permettre d’avoir des activités compensatoires qui vont me permettre d’avoir de la joie et du bonheur que je ne peux pas avoir quand je suis dans le talent !

Chercher et nourrir ses talents :

Martin Seligman en 1999, dans son discours de nouveau président de l’Association Américaine de Psychologie constatait le nombre pléthorique d’études qui expliquaient les raisons des dysfonctionnements humains et le peu d’études qui expliquaient le fonctionnement optimal. Il lança ce qui allait devenir la psychologie positive.

Aujourd’hui, il existe des questionnaires bâtis sur ces théories et qui nous permettent de mettre en évidence ce qui fait notre excellence ( j’aime beaucoup ce test viame.org ).

Aussi, de nombreux stages existent pour faire émerger vos talents et pour savoir comment les nourrir, comme par exemple l’un des stages que j’anime  : activ’talent .

C’est en investissant sur vos talents et en y prenant soin que d’autres portes s’ouvriront pour faire éclore tout votre potentiel.

Les 17 étapes pour faire émerger un leadership inspirant et transformationnel

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Pour en savoir plus sur la Théorie U :

Site en français (et à l’origine de cette traduction) : http://www.generation-presence.com/

Institut precensing : www.presencing.com

Otto Scharner : www.ottoscharmer.com

Retrouvez l’inspiration grâce aux stratégies obliques

Même la personne la plus intrinsèquement motivée peut parfois avoir le sentiment qu’elle n’aboutit à rien. Voici donc un moyen simple, facile et amusant de sortir d’une telle stagnation mentale. En 1975, le producteur Brian Eno et l’artiste Peter Schmidt ont commercialisé un jeu de cartes permettant de mieux vivre les moments de pression qui accompagnent toujours l’arrivée d’une échéance.

«Les stratégies obliques» se présentent sous la forme d’une boîte de 110 cartes conçues par Brian Eno & Peter Schmidt. Chacune de ces cartes contient une piste, une instruction, un principe basique destiné à relancer le travail créatif.

La créativité

En préambule, deux questions posées à Brian Eno lors d’une rencontre publique, le 5 novembre 1998 au Virgin Megastore des Champs-Elysées.

Quel est le point de départ des «Stratégies Obliques» ?

Brian Eno : (Brian Eno montre des cartes) Ce sont justement des stratégies obliques. Il y a à peu près cent dix cartes dans le jeu. Une idée est écrite sur chacune des cartes. Chaque idée sert à vous aider à sortir d’une situation de travail délicate. J’ai recours à ce système depuis une trentaine d’années. Je m’étais rendu compte qu’en situation de pression, vous oubliez toujours vos meilleures idées. Et après avoir quitté le studio, vous vous dîtes «Mais pourquoi ne me suis-je pas souvenu de faire ceci ou cela ?». Donc j’ai commencé à établir une liste de ces choses dont je voulais me rappeler. Je vais vous donner quelques exemples de ces «stratégies obliques».

Comment utiliser les « stratégies obliques » ?

Chaque carte, à tirer lorsque vous êtes bloqué dans une tâche, comporte une question ou une proposition unique, souvent énigmatique, destiné à vous destabiliser.

Quand vous vous retrouvez coincé sur un projet, tirez une carte du jeu, c’est un bon moyen de garder  l’esprit éveillé même si vous subissez certaines containtes que vous ne pouvez pas changer.

Selon les auteurs, il est possible d’utiliser les cartes de deux manières :

  • de manière aléatoire, une carte à la fois : choisir une carte au hasard et suivre le conseil dicté, même si celui-ci peut paraître vague ou sans lien avec l’action en cours
  • comme un paquet, un ensemble de possibilités : feuilleter et lire l’ensemble des cartes pour trouver des idées d’inspiration. Ici les cartes sont un ensemble de possibilités qui est passé en revue.
En voici une traduction française, provenant du site de Gregory Taylor (mais il y en a de bien plus étranges !) :
À quoi penses-tu vraiment en ce moment? Accentueles répétitions Accepteles conseils Analyse des amas Arrête-toiun moment
A-t-on besoin de trous ? Assemble certains élémentsen un groupeet traite le groupe Auto-indulgence disciplinée C’est tout à fait possible (après tout) Cascades
Abandonne les instruments normaux Ce n’est qu’une question de travail Change le rôle des instruments Comment l’aurais-tu fait? Considère des transitions
Abats ton jeu Considère plusieurs façons d’enchaîner Consulte d’autres sources – prometteuses – non-prometteuses Continue Coupe une connexion vitale
Accentue les défauts Courage ! Court-circuit (prends le chemin le plus court) Dans l’obscurité totale, ou dans une très grande chambre très doucement De quoi les sections sont-elles des sections ?
Accentue les différences Décore, décore Découvre les recettes dont tu te sers et abandonne-les Définis un territoire comme « sûr »et sers-t’en comme d’une ancre Demande aux gens de travailler à l’encontre de leur meilleur jugement
Dès que la recherche progressera, quelque chose sera trouvé Détruis – rien- la chose la plus importante Diminue, continue Distorsion temporelle Donne de la valeur à un espace vierge en le plaçant dans un cadre exquis
Donne libre cours à ton impulsion la plus mauvaise Écarte un axiome Échos fantomatiques – fantômes « échotiques » Écoute la douce voix Éloigne-toi du désir
Emploie une couleur inacceptable En arrière Enfants – qui parlent – qui chantent Enlève les éléments par ordre d’importance apparente Entre dans le domaine de l’impossible
Entre rien et un tout petit peu plus Équilibre les principes de consistance et d’inconsistance Essaie d’énoncer le problème aussi clairement que possible Est-ce fini ? Examine avec attention les détails les plus embarrassants et amplifie-les
Existe-t-il des sections? Fais confiance à ton moi présent Fais quelque chose d’ennuyeux Fais un acte soudain, destructif et imprévisible, incorpore Fais une liste exhaustive de tout ce que tu pourrais faire et fais la dernière chose qui s’y trouve
Faut-il changer les mots? Gradations infinitésimales Honore ton erreur comme une intention cachée Humanise quelque chose dénué d’erreur Il ne s’agit pas de construire un mur, mais de faire une brique
Imagine ce que tu fais comme une série d’événements sans rapport les uns avec les autres Supprime les spécificités et remplace-les par des ambiguïtés Toujours des premiers pas Travaille à un rythme différent Tu es un ingénieur
Tu n’as pas à être honteux d’utiliser tes propres idées Sors. Ferme la porte Soustraction simple Souviens-toi de ces douces soirées Supprime les ambiguïtés et remplace-les par des spécificités
Tu ne peux faire qu’un point à la fois Sois extravagant(e) Sois moins critique plus souvent Sois sale Un seul élément de chaque espèce
Une ligne a deux côtés Reviens sur tes pas Rien qu’une partie, pas le tout Revalorisation (une sensation agréable) Utilise des filtres
Imagine une chenille en mouvement Intentions – noblesse ? – humilité ? – crédibilité? Jouissance idiote L’eau L’intonation est-elle correcte ?
La bande est la musique La chose la plus importante est la chose la plus aisément oubliée Résiste (en apparence) au changement Respire plus profondément Utilise des gens « non-qualifiés »
Utilise moins de notes Regarde l’ordre dans lequeltu fais les choses Questionne ton corps Remplis chaque espace Utilise une vielle idée
Va jusqu’à un extrême, reviens vers plus de confort Quelle est la réalité de la situation ? Quelles erreurs as-tu commises la dernière fois ? Quelqu’un en voudrait-il ? Questionne l’approche héroïque
Vers l’insignifiant Que ferait ton meilleur ami? Que ne ferais-tu pas? La répétitionest une formede changement Le principe d’inconsistance
Les bords – fais-en lentementle tour Machinerie (organique) Manque-t-il quelque chose? « Mécanicalise » quelque chose d’idiosyncratique Mets de l’ordre
Mets-le la tête en bas N’accentue pas une chose plus qu’une autre N’aie pas peur d’affichertes talents Ne brise pasle silence Ne change rien et continue avec une consistance immaculée
Ne sois pas effrayé par les choses parce qu’elles sont faciles à faire Ne sois pas effrayé par les clichés Penseà la radio Perdu en territoire inutile Permets-toiun seul soulagement
Ne fais rienle plus longtemps possible Plus petit dénominateur commun Ponts – à construire – à couper
Où trouver les cartes ?

Les cartes « stratégies obliques » ont été développées en anglais, et de nombreuses applications mobiles ou sites web vous permettent de piocher une carte au hasard. Une traduction française circule également sur le net, sans que son auteur soit clairement identifié.

Pour les utiliser en français, vous pouvez par exemple télécharger la liste des stratégies obliques en français (format pdf) ou tirer des cartes au sort sur le site de David Rolo (http://www.davidrolo.com/strategies-obliques/).

Et si vous aimez le côté « bel objet », il est encore possible d’acheter la 5e édition des cartes sous forme de coffret sur le site de Brian Eno (ci-dessous).

Ressources

Les 3 piliers de l’estime de soi

L’estime de soi est le résultat d’une auto-évaluation. Il s’agit en quelque sorte d’un baromètre révélant dans quelle mesure nous vivons en concordance avec nos valeurs. L’estime de soi se manifeste par la fierté que nous avons d’être nous-même et repose sur trois piliers.

Super enfant

L’amour de soi :

Il prédomine les deux autres piliers. On s’aime malgré ses défauts, ses limites, les échecs rencontrés, car une « petite voix intérieure » nous indique que l’on mérite l’amour et le respect des autres et surtout de nous-même. « Cet amour de soi « inconditionnel » ne dépend pas de nos performances ». C’est grâce à cet force en nous que l’on se reconstruit après un échec ou face à l’adversité. Il n’empêche ni le doute ni la souffrance en cas de difficultés, mais il protège et donne confiance contre le désespoir.

L’amour de soi est « donné » en majeure partie par notre famille en effet il dépend de l’amour que nos parents nous prodiguent quand nous sommes enfants. Cet amour qui permet à ces personnes de ne jamais douter en leur progéniture, et les encourage à éduquer le mieux possible leur enfant. Les carences d’estime de soi ayant leur origine à ce niveau sont les plus difficiles à rattraper. En tant qu’enseignant il est donc primordial d’y apporter une attention toute particulière.

Lorsque l’on ne s’aime pas soi-même il est difficile de croire en l’amour que les autres portent sur nous. On ne comprend pas comment les autres peuvent nous aimer. L’amour de soi est donc bien l’assise de l’estime de soi le plus caché et le plus intime. Il est donc très difficile de cerner le degré exact que se porte quelqu’un.

 

 La vision de soi (image de soi):

 La vision de soi est défini comme « le regard que l’on porte sur soi, cette évaluation, fondée ou non, que l’on se fait de ses qualités et de ses défauts ».  Dans cette notion, la subjectivité prend une place importante, son observation et sa compréhension sont donc délicates. Ainsi, par exemple, « une personne complexée – dont l’estime de soi est souvent basse- laissera souvent perplexe un entourage qui ne perçoit pas les défauts dont elle se croit atteinte »[1]Ce regard que l’on porte sur soi, est  en grande partie régit par notre environnement qu’il soit familial ou social. « Tous les enfants naissent princes ou princesses se sont les parents qui les transforment en crapauds »[2]

Il est important de prendre conscience de cette vision que l’on porte sur soi pour avancer plus vite et ainsi gagner du temps. En effet, cette prise de conscience nous permet de connaître exactement nos désirs et souhaits. C’est pourquoi cette vision ne doit pas changer de camp, c’est-à-dire, qu’elle viennent des parents, des proches, de l’enseignant ou de quiconque. Il est fondamental qu’une personne se réalise non dans le projet qu’on lui  attribue mais bien dans la continuité de sa vision. Cyrulnik qualifie cette orientation par le terme : « l’enfant chargé de mission ».

 

La confiance en soi:

 On assimile souvent cette notion avec l’estime de soi. « Être confiant, c’est penser que l’on est capable d’agir de manière adéquate dans les situations importantes »[3]. Ce concept est facilement identifiable, il suffit d’étudier les réactions de l’ individu face à une situation nouvelle ou devant un enjeu. C’est la conséquence de l’amour de soi et de la vision de soi.

Pour un enseignant, donner confiance à un enfant c’est exposer les échecs comme une conséquence possible et non effroyable de ses faits. C’est aussi le gratifier autant pour ses réussites que d’avoir essayer de réussir . Il faut leur apprendre à tirer des leçons de leurs échecs, au lieu de baisser les bras et ainsi perdre cette confiance en lui. Pour conclure, il faut que l’enfant se sente aimé et compétent dans ce qu’il entreprend.

 

Ces trois piliers de l’estime de soi sont liés si l’une d’elle est faible les autres s’affaibliront de la même façon. Pour conclure, dans une classe, il faut que l’enfant se sente aimé et compétent dans ce qu’il entreprend. Lorsque un enseignant donne une leçon ou une évaluation, il faut que celle-ci soit à la portée de l’élève, mais qu’elle soit adaptée à son niveau. C’est-à-dire qu’un cours se doit être valorisant pour l’élève et le rendre fier de lui, s’il ne s’en rend pas compte il est important de lui faire remarquer sa victoire. Cet équilibre est instable c’est pour cela qu’il est nécessaire de l’alimenter. Pour un enfant l’appui des adultes est primordial.

[1] André-Lelord, A.(1999) L’estime de soi, s’aimer pour mieux vivre avec les autres. Odile Jacob

[2] Eric Berne

[3] André-Lelord, A.(1999) L’estime de soi, s’aimer pour mieux vivre avec les autres. Odile Jacob

Collaborer avec votre Système d’Activation Réticulaire (SAR) pour réussir

Nous créons et faisons émerger notre futur par nos pensées, ressentis, actions, croyances et valeurs, nos objectifs et nos rêves. Et nous faisons cela indépendamment de notre niveau de conscience. La pensée consciente intervient pour bien formuler un objectif avec les outils de la programmation neuro-linguistique (PNL) .

La pensée  subconsciente intervient en connectant vos intentions, vos objectifs et vos rêves à un allié méconnu qui est votre Système d’Activation Réticulaire (SAR). Ce SAR  est une structure nerveuse du tronc cérébral à l’interface des systèmes autonome, moteur et sensitif.

La formation réticulée  intervient dans la régulation de grandes fonctions vitales (comme les cycles veille-sommeil), le contrôle d’activités motrices réflexes ou stéréotypées, comme la marche ou le tonus postural et dans des fonctions cognitives telles que l’attention .

INTENTION-MOTIVATION-ACTION

En vous aidant à focaliser votre attention sur ce qui est important pour vous, le SAR sert de filtre entre votre esprit conscient et votre subconscient.

Le SAR prend les instructions de votre esprit conscient, et transmet à votre esprit subconscient ce qui est pertinent pour vous de remarquer, ce sur quoi porter votre attention pour réliser vos buts.

Imaginez que vous soyez dans une salle de concert, et que receviez des milliers de stimulations visuelles et sonores. Et pourtant à un moment donné, votre attention est captée par une personne que vous venez d’apercevoir! Votre SAR vient de se mettre en route pour attirer votre attention sur l’importance de cette image. De même, si vous venez d’acheter une voiture d’une marque X, vous allez en apercevoir des quantités dans la journée.

Le SAR repère ce qui mérite ou pas votre attention

Le SAR joue le rôle d’intermédiaire entre la partie consciente et la partie inconsciente de votre cerveau. La partie inconsciente n’a pas besoin de s’encombrer de trop d’informations, elle a surtout besoin de connaître votre intention et ce qui est important pour vous. En effectuant ce tri pertinent, le SAR agit comme un radar ou un filtre inconscient. Parmi les nombreux signaux reçus, le SAR repère ce qui mérite ou pas votre attention. Et dès que le SAR considère qu’une information est importante pour vous, il active vos processus de perception pour l’absorber. Vous comprendrez donc les enjeux d’une bonne programmation de votre SAR !  Vous ne passerez plus à côté des informations essentielles à votre réussite. Le SAR est un allié précieux qui ne laisse passer que les informations utiles pour la réalisation de ce qui compte pour vous.

Le SAR est un bon serviteur

Le SAR se met à l’œuvre pour vous procurer ce que vous cherchez ou fuyez.  Si votre intention est de fuir une situation problématique, votre SAR s’activera pour remarquer, entendre, ressentir tout ce qui concoure à la présence du problème …Et si votre intention est de saisir les opportunités d’une situation, votre SAR s’activera pour vous permettre de voir, d’entendre, de ressentir tout ce qui contribue à rencontrer des opportunités.

Le SAR est donc un bon serviteur, au service de vos intentions. Mais le SAR  n’a pas d’avis sur le contenu de votre intention. Il peut être au service du meilleur de vous ou du pire.  Il est important  de savoir comment donner des instructions  pertinentes à votre subconscient pour optimiser sa « configuration ». Votre subsconscient a simplement  besoin d’une représentation claire de ce que vous voulez. Votre subconscient saura rester en veille et vous alerter sur tout ce qui peut vous permettre d’atteindre vos buts. Et ce qu’il y a de génial avec le SAR c’est qu’il ne fait pas de distinctions entre le réel et l’imaginaire.

la « Configuration » de votre subconscientet et de votre SAR

Le mot intention définit ce vers quoi nous tendons. Un mot qui vient du latin « intendere », ce qui signifie « étirer vers » un but. Lorsque vous définissez votre intention, vous dirigez votre SAR pour qu’il s’étire vers la réalisation de votre objectif désiré et qu’il profite également du voyage pour y arriver. Vous pouvez tester  les différentes manières de programmer votre SAR en faisant l’exercice ci-dessous proposé par Kriss et Tim Hallbom, et qui consiste à prononcer trois phrases et à noter ce qui se passe dans votre neurologie : quelles images, photos internes apparaissent ? Quels sons ou voix entendez-vous ? Que ressentez-vous ?

1. « J’espère pouvoir profiter de mon dîner ce soir« . Notez vos représentations sensorielles et leurs sous-modalités.
2. « Je veux profiter d’un dîner ce soir« . Notez vos représentations sensorielles et leurs sous-modalités, et ce qui est différent des réponses à la première question »
3. « J’ai l’intention de profiter de mon dîner ce soir« . Notez vos représentations sensorielles et leurs sous-modalités, et ce qui est différent des réponses aux deux premières questions? »

Avez-vous remarqué que de simples changements de votre langage peuvent créer des expériences très différentes.
La première phrase, « J’espère pouvoir profiter de mon dîner ce soir« , produit le plus souvent les sous-modalités du doute : plusieurs images apparaissent offrant différentes possibilités, l’une dans laquelle vous pouvez profiter du dîner et l’autre dans laquelle vous n’avez pas votre dîner. Ou bien vous avez la représentation de votre dîner et en même temps celle d’un obstacle qui s’y oppose.

La deuxième phrase, « Je veux profiter d’un dîner ce soir« , produit habituellement une représentation de ce que vous voulez dans le futur, mais vous ne pouvez pas vous voir profitant de votre dîner. Si vous voyez ce que vous voulez, il peut encore y avoir du doute car il est souvent plus difficile d’être présent dans l’expérience.

La troisième phrase, « J’ai l’intention de profiter de mon dîner ce soir« , produit le plus souvent une image de vous pleinement présent à votre expérience et en en profitant. Le fait de tendre vers la réalisation d’un but est généralement associé  à une représentation de vous-même dans la réalisation du but, avec l’expérience des images, sons et ressentis qui l’accompagnent.

La vie est un miroir qui renvoie au penseur l’objet de ses pensées. Ernest Holmes

En définissant votre intention, vous appariez votre subconscient avec votre volonté consciente de réaliser quelque chose. C’est comme si vous envoyez un message à votre SAR pour lui signifier que vous vous « attendez » à ce que l’événement se produise, et il n’y a pas de place pour le doute.

Etablir votre intention est une manière de préparer votre esprit subconscient et votre SAR au chemin que vous allez suivre pour atteindre votre but. La « configuration » de votre intention  peut consister à représenter le résultat final recherché comme la manière d’y arriver. Tim et Kriss Tim Hallbom  citent Sir Richard Branson qui au début de sa carrière s’est fixé comme objectif de créer l’un des empires commerciaux  les plus prospères au monde. Il avait également l’intention d’avoir sur son chemin du plaisir et de nombreuses aventures. En restant fidèle à son intention, Richard Branson a obtenu un immense succès commercial tout en ayant eu beaucoup de plaisir.

Notre manière de penser influence  notre réalité intérieure et extérieure

Que veut dire Paulo Coelho quand il dit:

« Si vous savez vraiment ce que vous voulez, le monde conspire à votre réussite » ?

Un des présupposés de la pensée systémique, dit que qu’une modification d’une partie d’un système impacte le reste du système. Dans son ouvrage « vers une écologie de l’esprit » l’anthropologue Gregory Bateson, traite le pouvoir de l’intention de façon métaphorique et d’un point de vue systémique.

« Lorsque le phénomène de l’univers est considéré comme un ensemble de liens cause-effet et de transfert d’énergie, l’image qui en résulte est d’une chaîne complexe de branchements et d’interconnexions d’événements. Dans certains domaines de cet univers (notamment les organismes au sein des environnements, les écosystèmes, les sociétés et les ordinateurs), ces chaînes d’événements liés forment des circuits fermés, dans le sens ou l’interconnexion de causalité peut être dessinée autour du circuit et reviendra vers n’importe quelle position choisie comme point de départ de la description. Dans un tel circuit, on peut s’attendre à ce qu’un événement survenant à n’importe quel endroit du circuit, ait un effet sur toutes les autres endroits à des moments ultérieurs.  » (*)

Etablir votre intention est un puissant moyen de diriger votre énergie consciente et votre attention vers votre objectif futur, qui à son tour permet à votre subconscient et votre SAR de rester concentrés sur le résultat souhaité. Votre esprit subconscient et conscient sont des systèmes qui co- existent dans un système plus vaste que nous appelons la réalité.

Notre manière de penser, d’agir et de nous comporter a une influence directe sur le système plus vaste de notre réalité extérieure. En définissant notre intention du général du résultat souhaité et du chemin pour y parvenir, nous influençons à la fois notre réalité intérieure et notre réalité extérieure, de façon à mettre en mouvement une nouvelle chaîne d’événements, directement reliée à notre subconscient. Comme le dit G. Bateson, vous ne pouvez changer une partie d’un système sans affecter l’ensemble du système. En définissant votre intention, vous adressez un message positif à votre SAR pour qu’y dirige votre attention sur ce que vous voulez, et vous influencez également le système plus large qui vous entoure pour qu’il contribue à votre réussite.

Du bon usage de l’intention au quotidien

Ne réservez pas le  « pouvoir » de l’intention uniquement à la réalisation des objectifs lointains. Il fonctionne également au quotidien, mais sous certaines conditions. Vous pouvez par exemple établir votre intention de trouver rapidement une place de parking dans une zone de forte circulation. Ou que vous serez calme et détendu pour parler clairement à votre patron pendant la réunion de la journée. Pour bien formuler ou « configurer » votre intention, voici la démarche à suivre.

1- Définir la situation dans laquelle vous souhaitez poser votre intention ou le résultat recherché.

2- Etablir votre intention en termes d’expérience sensorielle : que verrez-vous, qu’entendrez-vous, que ressentirez-vous dans cette situation, ou dans la réalisation de votre objectif. Assurez-vous d’être bien présent dans la représentation de votre but.

3- Si d’autres personnes sont impliquées dans la réalisation du résultat recherché, établir une intention pour le type d’interaction souhaité. Avoir du plaisir, apprendre quelque chose de nouveau, être productif, vous sentir paisible, heureux, respecté, calme et utile, connecté aux autres ?

4- Créer une image ou un film mental de ce que vous serez dans cette situation future. Noter ce que vous vivez dans cette situation une fois votre intention réalisée. Qu’entendez-vous ? Que vous dites-vous ? Que voyez-vous et que ressentez-vous ?

Sources:  NLP Planet « neuroscience-intent  » Tim et Kriss Tim Hallbom

Comment tenir vos bonnes résolutions

Certaines dates emblématiques sont propices à la mise en place de bonnes résolutions. Le premier jour de l’année, l’anniversaire, les vacances sont souvent des déclencheurs de ces fameuses bonnes résolutions. Parmi celles que vous reconnaîtrez à coup sûr, on trouvera « Je me mets au régime », « j’arrête de fumer », « je vais faire du sport »,  « je vais aider ma compagne ou mon compagnon  » etc …

La liste, vous l’avez compris, est interminable et dans bien des cas ces résolutions, hautement nécessaires sur l’instant, ne sont suivies d’aucune réalisation concrète.

  • Pourquoi cette fougue de l’instant retombe t’elle comme un soufflé, parfois même avant d’avoir débuté ?
  • Pourquoi chacun d’entre nous n’a t’il pas pris conscience du caractère nuisible, de cette habitude naturelle à ne pas tenir tout ou partie de nos engagements ?

Les statistiques le montrent : 95% des gens qui ont pris de bonnes résolutions ont déjà abandonné aujourd’hui. Si vous êtes une exception, tant mieux, continuez comme ça.

Mais certaines personnes ne font même plus de résolutions. Pourquoi?

Parce que depuis des années, ils n’en ont jamais tenu une seule. Et au bout d’un moment, nous nous disons que cela ne vaut pas le coût d’en faire, puisque cela n’a jamais marché!

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Au fond, pourquoi faisons-nous des résolutions qu’en fin d’année?  C’est bien que nous voulons améliorer des choses dans notre vie, dans notre travail, au niveau de notre couple ou de notre santé. Rendre les choses meilleures qu’elles ne sont!

Finalement, le calendrier est un prétexte pour un nouveau départ! c’est très arbitraire ne croyez-vous pas…!? Je pense en tout cas que c’est déjà un premier pas pour progresser et, un véritable levier! L’un des secret pour être heureux est le progrès. C’est pour ça qu’en début d’année nous nous fixons tous des objectifs pour repartir du bon pied!

Faire des progrès ou changer quelque chose pour cette nouvelle année, ne signifie pas espérer que cela marche ou juste formuler des souhaits ! Ce n’est pas ça!

Il faut être DETERMINE!! On ne lâchera rien et qu’importe le prix à payer! Il faudra trouver les moyens d’y arriver!

Voici une méthode qui vous permettra, je l’espère, de vous engager vers la voie du succès des bonnes résolutions.

1-  Avoir une VISION ATTRACTIVE et POSITIVE de ce que vous voulez REELLEMENT:

Pas ce que vous pensez vouloir ou ce que vous devriez avoir : « je vais arrêter de fumer »,…

Ce n’est pas très inspirant, car cela ne vous dit que ce que vous n’allez pas faire! Une vision ou un focus, c’est ce qui vous transcende, vous excite et vous attire!! Cela doit être quelque chose qui vous tire vers le haut et pas quelque chose que vous allez devoir pousser, pour finalement, vous demandez énormément de volonté.

vision-board-2015
Vision Board : Lister vos rêves pour les garder en tête

En revanche, si vous êtes attiré fortement par un désir intense, cela n’a pas le même effet! Et, vous vous leverez le matin plein d’enthousiasme! Et au fond ce qui fait que nous allons au fond des choses, c’est l’intensité de nos émotions et pas seulement le fait de se demander ce que vous allez changer dans votre vie le lendemain du nouvel an!

Les émotions ont cette puissance de vous donner énormément d’énergie à faire.

Formulez votre résolution au présent, de manière positive et en utilisant le « je » et pas en disant, par exemple : » je devrai arrêter de…. » , mais : « je DOIS… ».

Quand vous décidez que vous DEVEZ faire quelque chose, vous allez trouver un moyen d’y arriver quoi qu’il arrive!

2- Des raisons de continuer quand la situation deviendra difficile:

En plus, il vous faudra suffisamment de raisons pour continuer quand ça deviendra difficile.

La technique des 5 Pourquoi est une très bonne technique pour trouver des solutions et maintenir le cap dans ces moments difficiles au lieu d’abandonner:

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Vous devez impérativement avoir des raisons de continuer, positives ou négatives, tout en ayant une vision attractive de votre résolution!

3- Redéfinir ses objectifs régulièrement pour se remotiver :

Chaque jour vous devez ressentir, imager et penser à vos objectifs de fin d’année pour garder votre motivation intacte. Un peu comme quelque chose que vous voulez obtenir coût que coût, par exemple une voiture, un mec, un Iphone 8S plus,…

Cela doit devenir une obsession. Il y a une partie de votre cerveau qui s’appelle le cortex réticulaire. Cette partie du cerveau détermine ce à quoi vous portez votre attention. Et c’est important, parce que quand vous avez une vision,  de bonnes raisons et que vous révisez vos objectifs régulièrement , cela devient une partie de vous.

Et cette partie de votre cerveau va devenir un radar qui cherchera tout ce qui peut vous aider à atteindre cet objectif et trouver des solutions. Un peu comme le jour où vous avez acheté une voiture et eu l’impression que tout le monde avait la même. C’est cette partie de votre cerveau qui fait que vous la voyez partout!

La différence avec les résolutions, c’est que les gens imaginent quelque chose qu’ils veulent un peu. Ils ne cherchent pas de raisons puissantes. Et ils ne les révisent jamais jusqu’au jour où ils abandonnent! Ils ne sont pas déterminés…

Nous agissons toujours en fonction de la personne que nous croyons être. Au fond de nous, notre être se battra de toutes ses forces pour rester (ou devenir) ce que nous pensons être. Si vous pensez que vous n’y arriverez pas, alors vous n’y arriverez pas! Les mêmes habitudes créent les mêmes conclusions.

Soyez ambitieux dans vos résolutions sans quoi vous n’y arriverez pas, mais au moins vous vous serez bien amusé (ou pas…).

Faites toujours de votre mieux. Faire de votre mieux signifie agir parce que vous en avez envie, et non parce que vous en attendez une récompense.

Mettez également du FUN dans vos résolutions. Le jeu est un très bon moyen d’arriver à vos objectifs. N’oubliez pas de vous faire plaisir, car le plaisir est une puissante source de motivation!!! :)


Auto-coaching:

* Quelles sont vos trois plus grandes réussites de cette année?

* Qu’est-ce qui vous freine vraiment pour vous épanouir ?

* Y a-t-il des choses que vous regrettez et que vous pouvez encore arranger pour cette nouvelle année ?

* Quel sera votre objectif majeur de l’année à venir ?

* Quelles sont les résolutions réalistes que vous pouvez tenir pour la nouvelle année ?


 

Aller plus loin

Pour tous renseignements, contactez Nicolas CALVO au 06 64 95 88 40


Les cycles du changement

Les changements  dans les entreprises , font suite à des besoins identifiés : fusion de structures, meilleure rentabilité, amélioration de la qualité, nouveaux besoins de la clientèle… Ils portent sur l’organisation, les processus métier, la masse salariale, le cadre de travail, et bien d’autres aspects du fonctionnement de l’entreprise.

Au niveau de chacun, le modèle d’HUDSON  permet de comprendre les différentes phases des changements ainsi que ce que nous vivons dans nos transitions personnelles et professionnelles.

cycle-hudson-changements

Phase 1 – Alignement/Lancement – « C’est parti ! »

C’est la phase de lancement, une phase dynamique de construction. Lancement de projet, nouvelle activité, nouveau poste : nous sommes dans le plaisir, dans l’action, nous suivons un cap et nos actes ont du sens car nous sommes alignés avec nos valeurs et buts. Nous avons le sentiment de nous réaliser.

Dans cette phase nous cherchons généralement à atteindre un palier durable de réussite et de bien-être ; une fois atteint il reste important de réintroduire régulièrement du challenge et de la nouveauté, sous peine de basculer en phase 2.

Dans cette phase 1 nous vivons la plupart du temps une expérience positive : congruence, facilité, énergie, joie, satisfaction, motivation. L’énergie est haute et positive, c’est la fête, c’est l’été. Un peu comme une lune de miel, tout est beau, tout est possible.

Phase 2 – Désynchronisation/Marasme– « Ce n’est plus ça ! »

C’est une phase moins plaisante : des insatisfactions pointent leur nez, nous découvrons des défauts dans ce qui paraissait « parfait » en phase d’alignement et/ou nous avons l’impression d’avoir fait le tour. Dans cette phase nous râlons, grommelons, pestons, mais sans vraiment agir. C’est le marasme, le coeur n’y est plus….

Notre expérience est composée d’émotions de la famille de la colère (agacement, frustration etc.), Il est peut-être temps d’entendre cette alarme, et d’y répondre en identifiant ce qui ne nous convient plus ; puis d’apporter les changements nécessaires pour repartir en phase 1.

Quand nous réussissons ces aménagements, nous repartons en phase 1, guilleret(te), quand cela n’est pas possible, c’est qu’un cap est passé, et nous entrons dans la phase 3.

Phase 3 – Désengagement – « Cocooning »

La phase 3, c’est un passage d’une énergie haute et négative (phase 2), à une énergie basse et négative. C’est  pourquoi cette phase est impopulaire et beaucoup cherchent à l’éviter, ou à l’écourter !

Dans cette phase nous nous retirons du monde, nous réduisons notre activité et nos contacts, c’est ledésengagement. Nous ressentons de l’abattement, de la tristesse, de la solitude, de la lassitude. Nous avons peu voire pas d’envies. Nous sommes en train de faire une grande transition – non plus de petits aménagements comme en phase 1. Il y a l’idée de non-retour. C’est ce qui s’appelle en approche systémique un changement de type 2, changement profond et structurant : le chapitre dans lequel nous étions ne nous convient plus.

La phase 3, c’est le moment de pause qui permet de réfléchir à la phase précédente, de comprendre pourquoi nous en sommes là, et de trouver ce qu’il faut changer vraiment pour repartir. Un temps pour se ressourcer et se retrouver pleinement. C’est par exemple un temps pour redéfinir son projet professionnel, écrire la trame du prochain chapitre avant de le vivre avec envie, vitalité. Il s’agit deretrouver du sens.

Quand la phase 3 est terminée, nous sentons un air de printemps, un souffle de renouveau, des émotions plus positives : c’est l’arrivée de la phase 4.

Phase 4 – Réintégration – Expérimentation

La phase 4 reste en énergie basse, ce n’est pas encore le feu de l’été (phase 1), mais cette énergie est positive contrairement à la phase 3 dont nous sortons. En effet, grâce à la phase 3 nous avons retrouvé le chemin de ce qui fait sens dans notre vie : nos valeurs, nos buts personnels. Cette phase 4 est donc un temps de préparation pour expérimenter des pistes, faire des essais, se rapprocher de personnes qui correspondent à ce nouveau chapitre que nous préparons.

Comment reconnaître cette phase ? L’expérience est positive, avec de la joie, de la confiance retrouvée, un désir d’apprendre, une légèreté nouvelle, une impression d’aspiration et une reconnexion aux autres. C’est le retour du printemps…

Quand nous nous sentons prêt(e), nous entrons dans une nouvelle phase 1, un nouveau départ pour vivre un nouveau cycle (chapitre).

Quelques précisions :

Il peut y avoir des allers-retours entre les phases, le cycle n’est pas toujours linéaire. Les mini-transitions (voir les flèches passant de la phase 2 à la phase 1) consistent à prendre un raccourci dans le cycle global, en faisant des ajustements qui évitent la grande transition. Par exemple, en conservant le même métier, la même mission, mais en modifiant le temps de travail, la feuille de route, le périmètre de responsabilité.

Rarement choisi, plus généralement subi par les salariés, le changement d’organisation nécessite un processus d’adaptation individuel qui peut également être géré grâce à la roue du changement de HUDSON :

  1. Énoncer le projet / Énoncer clairement son projet et être compris par son interlocuteur. Pointer ses manques.
  2. Lancer le projet / Réussir le projet
  3. Rentabilité du projet / Vivre son projet avec satisfaction. Évoluer
  4. Rupture / Prendre conscience de l’état de rupture
  5. Deuil / Sortir du déni et  s’approprier le deuil
  6. Faire le point-bilan / Faire le point et être acteur dans son changement
  7. Intégration-changement de premier ordre / Choisir son projet
  8. Période de maturation / Débloquer les freins et repartir
  9. Changement de deuxième ordre / Opérer les changements nécessaires de valeurs et de croyances
  10. Inventer le futur / Créer et choisir le projet

Pour identifier ses phases :

– Phase 1 : Energie haute et positive, joie, dynamisme, envie, mille idées à la minute
– Phase 2 : Energie haute et négative, agacement, insatisfaction
– Phase 3 : Energie basse et négative, envie de rien, fatigue, mélancolie, déprime
– Phase 4 : Energie basse et positive, confiance retrouvée, sérénité

Bien sûr, les réactions sont toutes personnelles, et chacun de nous a sa manière de vivre ces 4 phases.


Aller plus loin

Pour tous renseignements, contactez Nicolas CALVO au 06 64 95 88 40


9 expériences pour une vie plus saine et épanouie au quotidien

Si vous vous demandez ce qu’est le bonheur et où on peut le trouver, je vous répondrai qu’il correspond à une expérience. La vie est faite d’expériences. Notre survie, nous la devons à l’expérience. S’il nous arrive souvent de souffrir dans la vie réelle, nous pouvons malgré tout rester de bonne humeur. Nous pouvons améliorer en permanence notre vie.

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Le professeur Xing Zhanjun, professeur à l’université du Shanong à Jinan (Chine) met en exergue 9 expériences à cultiver :

1- L’expérience de la santé mentale :

Le bonheur est une expérience psychologique positive qui suppose de posséder une bonne santé mentale, une attitude correcte, un esprit ouvert et un caractère enjoué. Toute personne adoptant ce genre d’attitude positive se sentira souvent plus dynamique et pourra plus facilement composer avec son quotidien et sa vie. Elle saura faire face avec calme aux difficultés.

2- L’expérience de la santé physique :

D’une certaine façon, c’est une chance – donc  un bonheur –  de ne pas être gravement malade. Mais, c’est aussi un bonheur qu’en cas de maladie plus ou moins invalidante, on puisse encore profiter de la vie. Une atteinte corporelle ne rend pas nécessairement malheureux, mais, dans ce cas, c’est l’adoption d’une attitude mentale positive qui permettra d’être mieux.

« Notre survie nous la devons à notre expérience »

3- L’expérience de l’équilibre psychologique :

Envier le succès d’autrui, se réjouir de ses malheurs, … Toute personne possédant ce type d’attitude mentale ne se sentira guère heureux.

Le bonheur réside dans la capacité d’accepter sans difficulté son statut social et de faire face avec probité et courage à ses propres expériences de vie. Il faut saisir les occasions que la vie nous offre et les envisager de manière pragmatique.

4- L’expérience de l’adaptation aux relations interpersonnelles :

Avons-nous de bonnes relations (harmonieuses et sincères) avec notre entourage ?

De bonnes interactions sociales permettent de trouver sa place dans la société, d’éviter les erreurs et l’amertume et bien entendu, de connaître le bonheur.

5- L’expérience de l’atmosphère familiale :

La famille est très importante pour tout un chacun. Au sein du cercle familial, on peut plus facilement surmonter la pression et se détendre. Toute personne qui sent de la chaleur dans sa famille sait qu’elle peut trouver là affection et compréhension mutuelle.

6- L’expérience de la confiance dans la société :

La survie individuelle est liée à l’environnement social. La façon dont est perçue l’évolution de la société a des répercussions sur le bien-être et l’équilibre de chacun.

7- L’expérience de l’acceptation de soi :

Savoir reconnaître ses qualités et accepter ses défauts, savoir adopter une attitude positive et bienveillante envers soi-même, c’est faire preuve de maturité. Cette attitude peut aider dans bien des cas à se transcender soi-même.

8- L’expérience des objectifs et des valeurs personnelles :

Le fait d’avoir des convictions claires aide à se positionner et à s’orienter dans la vie, à savoir ce que l’on veut, à connaître la valeur et la signification de ce qu’on fait. Cela aide aussi à se sentir comblé et content, à trouver du plaisir dans les tâches routinières et à saluer chaque jour avec confiance.

9- L’expérience de la croissance et du progrès :

En cherchant à progresser, on peut envisager la vie de manière positive et comme un apprentissage continu. On peut ainsi avancer dans la vie, avoir pleinement conscience de ses objectifs et vaincre les obstacles qui surgissent. Cet esprit d’entreprise a des avantages pratiques, mais procure aussi du bonheur.

EN CONCLUSION: 

Il est absolument nécessaire de communiquer massivement sur la définition positive de la santé que l’OMS a proposée en 1946 :

‘’La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

La charte de Bangkok y ajoute même une 4ème dimension en parlant de bien être ‘’mental et spirituel’’.