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Le jeu qui va révolutionner l’ennui au travail

Aujourd’hui j’ai testé en avant première pour vous le jeu Petits hacks entre amis, conçu chez Nod-A en partenariat avec l’association des Hacktivateurs.  Ce jeu absolument génial (encore en bêta-test) a pour objectif de « révéler le hacker qui sommeil en vous ».   Si vous êtes encore novice sur le corporate hacking, je vous conseille d’aller jeter un oeil sur notre précédent article.

De l’ennui à l’action :

Selon moi, le jeu est une formidable opportunité pour toutes les personnes en bore-out (mais pas que…). L’épuisement au travail par l’ennui est aujourd’hui une réalité et j’ai de plus en plus de demande pour accompagner  cette problématique récurrente chez certains salariés. J’ai également vécu cette période durant ma première vie de salarié et par conséquent je connais bien ce sujet…

Au début, cet ennui au travail se matérialise par le fait d’aller un peu sur internet, de faire du shopping…. Puis progressivement, il se transforme en véritable fadeau et nous ne savons pas comment nous en échapper! Comment faire? Par où commencer? A part aller confronter notre problématique de sens au travail, de qualité des tâches confiées ou chercher un autre travail, nous ne voyons aucune autre solution!

ennui-au-travail

Pire encore, lorsque que l’on souhaite partager nos états d’âme à des amis ou des collègues de travail, on a souvent ce genre de réponse: « Ben, si tu te fais chier au boulot… va le dire à ton supérieur…Va faire un point avec lui…Demande du travail … sinon tu peux toujours recommencer à chercher du travail !! ».

Hors la problématique n’est pas aussi simple que ça (ça serait trop facile! :) ). Derrière cette ennui au travail, il y aussi la peur de demander, la peur de dire (d’être rejeter): comment aborder la situation avec mon N+1 sur le fait que OUI je m’ennuis dans mon travail et j’aimerai y trouver plus de sens dans mon quotidien !?

Le plus dramatique dans ces situations, c’est que l’ennui génère souvent chez le salarié un désamour de son propre travail qui peut se transformer en questionnement sur leur orientation, pour finir dans certains cas, par une remise en question totale de leur vocation professionnelle.

C’est là, selon moi, que le jeu Petits hacks entre amis va être d’une extrême efficacité !

Trouvez votre « comment » grâce au jeu :

Comme vous le savez, au sein d’une organisation, nous sommes parfois (souvent!?) tributaire des tâches qui nous sont confiées. Et certaines tâches nous sont données sans aucune justification sur le sens et l’objectif de cette tâche. Et si l’on a le malheur de demander une justification (encore faut-il en avoir le courage…), il y a des chances que nous essuyons une pluie de remontrance. Enfin… c’est ce que l’on se dit régulièrement dans notre tête et, tant que l’on n’a pas essayé, difficile de vérifier notre anticipation intérieure! :)

Alors, au lieu de compter sur notre N+1 ou nos supérieurs hiérarchiques, pourquoi ne pas faire soi-même ce qui est bon pour nous, notre travail et l’organisation dans lequel nous travaillons?

Je précise qu’il ne s’agit de FAIRE n’importe quoi dans votre seule et unique but personnel, mais bien dans l’intérêt de tous : ACTION BIENVEILLANTE !

Le jeu (encore en prototypage) propose au travers de personnages fictifs que vous incarnez (Yannick, chargé de recrutement ou encore Anna, designer) de résoudre une problématique de votre organisation (de mémoire il y en a 14 pour le moment!) et de commencer à raconter votre solution à l’aide de 3 cartes « hacktions ». Ces cartes vont vous être d’une profonde utlité, puisqu’elle vous propose des actions de hacking très inspirantes qui vous aiderons à passer à l’action si vous êtes en manque d’idée !

cartes-hacktions
Exemples de 24 hacks pour transformer sa boite by nod-A

Quelques idées pour passer à l’hacktion suite au test du jeu :

Lors d’une partie, j’ai incarné un stagiaire RH qui devait trouver une solution pour recruter un graphiste en interne.

Voilà mon travail :

petits-hacks-entre-amis

Sur les 3 cartes hacktions que j’ai eu, à savoir :

  • Zéro mail : une journée sans mail
  • Planification agile : Trouver autre chose pour avancer que des rétroplannings
  • Maquette visuelle: pas de powerpoint, mais un autre support

j’ai réussi à utiliser les 3 pour construire et raconter mon hack! :)

Ma solution finale : créer un poster d’avis de recherche pour trouver le stagiaire et  le diffuser dans tous les services de notre organisation (machine à café compris!). Pour m’aider dans l’élaboration de cette maquette, je vais chercher en premier lieu l’appui du service communication (partenaire de hacking :) ). Si le poster ne marche pas, je propose de mettre en place l’outil collaboratif slack  (gratuit, en ligne ou sous application mobile) pour permettre d’échanger facilement et rapidement en sous-marin avec tous les collaborateurs et ainsi éviter d’échanger des tonnes de mail qui prennent du temps et qui sont souvent destinés aux mauvais interlocuteurs (Les fameux mails groupés… :) ).

En conslusion :

Je pense sincèrement que ce jeu est une belle opportunité pour impulser une dynamique de changement au sein de son organisation, tant par les cas abordés très concrets et inspirés de faits réels, que par les différents hacks proposés. Au passage, j’ai adoré l’idée d’offrir un livre inspirant à son collègue ou son supérieur hiérarchique (sans forcément savoir que c’est vous qui êtes à l’origine de ce « cadeau ») pour l’aider à trouver de l’inspiration en management, RH, développement personnel, productivité,…

Ce jeu est une belle surprise qui, a n’en pas douter, sera une source profonde d’inspiration pour passer à l’action de manière bienveillante et redonner un nouvel élan à son travail et à son organisation!

Pour en savoir plus sur le jeu et sa sortie officielle: Petit hack entre amis de Makestroming

7 principes pour instaurer un dialogue de qualité dans différents contextes.

dialogue de qualité

Principes communs

Quelle que soit la méthodologie participative envisagée  pour designer vos rencontres (forum ouvert, pro action café, …), les 7 principes suivants permettent à n’importe quelle conversation de devenir plus vivante et d’ouvrir de nouvelles possibilités:

1. Créer un environnement accueillant : une invitation qui éveille la curiosité et
l’intérêt et un environnement physique chaleureux

2. Poser le contexte et la situation qui rend cette conversation importante et
identifier la raison d’être de la conversation. Clarifier ce qui est donné et ce qui
est ouvert à la discussion

3. Explorer des questions importantes

4. Ecouter ensemble pour découvrir les schémas, raisons et questions profondes

5. Encourager et honorer les contributions de tous

6. Rendre visibles les découvertes et les connaissances collectives

7. Récolter des apprentissages individuels et collectifs

(Principes tirés d’une vidéo de Juanita Brown et David Isaacs, créateurs du World
Café, disponible sur YouTube)

Pratiquer un dialogue de qualité

Les pratiques suivantes permettent d’augmenter radicalement la qualité d’une conversation dans n’importe quel contexte. Comme facilitateurs, il est important de modéliser cette qualité lors de nos cadrages et interactions avec les participants, car c’est ainsi que nous pouvons les inviter à en faire autant. Parfois, il est utile de les afficher dans la salle ou de les placer en petit format sur des tables de conversation.

Concentrez-vous sur ce qui compte: personne n’a de temps à perdre avec ce
qui ne compte pas.

Suspendez vos jugements, présomptions, certitudes: personne ne sait tout ce qu’il y a à savoir et il ne s’agit pas de savoir qui a raison ou qui a tort. Il s’agit d’explorer ensemble et de découvrir ce que nous ne connaissons pas encore.

Invitez à parler avec intention: une personne à la fois.

Ecoutez-vous attentivement les uns les autres: invitez à écouter avec attention

Approfondissez ensemble vos réflexions et vos questions: ne restez pas à la surface de ce que vous connaissez déjà. Engagez-vous pleinement avec les autres pour apporter à la surface ce que vous ne savez pas encore.

Liez et connectez vos idées: c’est ainsi qu’on apprend et qu’on innove.

Ralentissez: nous sommes si souvent pris dans un flux incessant d’actions. Ralentir favorise la réflexion.

Soyez conscient de votre impact sur le groupe: ne monopolisez pas le temps de parole. Assurez-vous que chacun puisse être entendu. Concentrez-vous sur ce qui est au centre plutôt que ce qui est dans votre esprit.

Acceptez les opinions divergentes: nous n’avons pas besoin d’être d’accord sur tout. l’innovation vient de la fusion de plusieurs perspectives.

Contribuez avec votre esprit et votre coeur: devenez pleinement présent ici et maintenant. Autorisez-vous à être à la fois un professionnel et un être humain.

Jouez, gribouillez, dessinez: utilisez une grande feuille au centre de votre groupe comme votre espace collectif de réflexion.

Amusez-vous ! et si le fait de s’amuser était la clé pour améliorer notre
apprentissage et notre performance ?

Le plaisir, une des clés !

Source: basé sur le « Carnet de Bord AoH Transatlantique » de la
Communauté Art Of Hosting

Comment hacker de manière bienveillante une culture d’entreprise

Le changement de culture d’une Organisation est une opération complexe, multiforme qui nécessite pas mal d’énergie : en cela le terme de Transformation me va mieux et sonne plus juste. Cette transformation peut évidemment s’approcher sous différents angles… le hacking est l’un d’entre eux, une forme différente, détournée voire même virale, ultra pertinente quand il s’agit de changer, d’améliorer, ces éléments culturels du quotidien.

Le syndrôme de la réunionite !

Comme vous pouvez le constater quotidiennement, la « réunion » est un symbole culturel très fort, voir même devenir une véritable passion ! Salutaire… parfois et finalement pas si difficile à hacker !

Donc si vos réunions constituent de vraies sources d’insatisfaction ou sont synonymes de perte de temps, du genre :

Tiens si on faisait une « petite » réunion pour régler ça !

15 minutes en retard… c’est le ¼ d’heure bordelais (spécialité d’où je viens… !! :) )

Cette réunion va encore durer une éternité…pourvu qu’on finisse à l’heure!

Hacker vos réunions !

Bref, si vous en avez marre et souhaitez les améliorer : hackez les !

Comment?

  • Préparer vos meeting importants / workshops avec les 7P et créer un espace de travail propice à la collaboration (circularité, affichage mural & tableau blanc; mise à disposition de marqueurs et post-its; retrait des immenses tables façon « comité de direction » inutilisables)

7Ps_Canvas_fr

Format checklist pour ne rien oublier…

  • Arriver en avance
  • Partager puis afficher au MUR l’Objectif de la réunion
  • Partager puis afficher au MUR l’Agenda de la réunion
  • Montrer visuellement l’avancement de la réunion (en distinguant visuellement l’item passé)

environnement réunion

  • Quelques règles pour un bon usage de l’intelligence collective :

règles intelligence collective

  • Mettre en place les rôles de chacun :  FacilitateurCoach, maître du temps,…
  • Donner une orientation  aux débats : pas de sortie sans Plan d’Action (QUOI / QUI / QUAND) ou Next Steps
  • Prendre 2 minutes pour Debriefer (posture Meta: « comment avez-vous vécu la réunion?« ) et 30 secondes pour un ROTI (Retour sur le Temps Investi, échelle affichée au mur)
ROTI réunion
extrait de http://www.qualitystreet.fr/2013/07/16/hacker-la-culture-ou-hacker-vos-reunions/

Ce que j’ai pu observer

Le hacking est contagieux …

Quelques personnes commencent par donner l’exemple, le coach, un Manager… avec quelques hacks simples ou nudges (« s’installer 3 minutes avant », « ranger le PC », « débarquer avec deux A4: objectifs et Agenda »…).

Puis ces petits hacks vont se généraliser…d’abord seules les réunions de l’Equipe seront concernées, puis ces bonnes habitudes vont commencer à se propager aux interlocuteurs se synchronisant avec l’Equipe.

Vient ensuite le tour d’équipes proches qui choisissent d’imiter notre première Equipe…. Le phénomène est alors en marche.

Source: Jean-Claude Grosjean

 

Théorie du cygne noir ou comment prendre des décisions erronées

Au 16ème siècle, l’expression « cygne noir » appartenait au langage courant, désignant un évènement impossible, puisque tous les cygnes sont blancs. Ainsi, chercher un cygne noir était aussi vain que de partir à la chasse au dahu, attendre le père noël au coin du feu, ou vérifier si une poule du village pouvait avoir des dents. Tous les cygnes étant effectivement blancs en Europe, et de mémoire d’homme, jamais à travers le monde, on n’avait observé un contre-exemple.
                                                                         Cygnus atratus. Img : Clavell J.
La théorie du cygne noir affirme qu’un évènement imprévisible et en effet imprévu, s’il se réalise, bouleverse notre vision du monde ou d’un domaine en particulier, avec des effets importants voire disproportionnés, malgré le fait qu’on trouve finalement cet évènement, rétrospectivement, tout à fait envisageable.
Ce serait comme trouver un cygne noir, alors qu’on sait depuis l’aube de l’humanité qu’il n’en existe pas…

Tous les cygnes sont blancs…

Et c’est effectivement ce qui est arrivé en 1698, lorsqu’une expédition allemande conduite par Willem de Wlaming, découvrit avec stupeur, aux abords du fleuve Swan, en Australie de l’Ouest, une espèce de cygne dont la couleur noire invalidait tout à coup une certitude ancrée dans les esprits depuis des temps immémoriaux. L’espèce Cygnus Atratus, de couleur noire ou argentée, était pour la première fois décrite et documentée.                                                                                                                                                                                                             Cette découverte eut un impact profond sur les sciences et la philosophie, en rappelant qu’on peut parfois être convaincu que quelque chose n’existe pas, mais que pour l’affirmer, encore faut-il tout connaitre.
La théorie du cygne noir est issue des réflexions du philosophe Nassim Nicholas Taleb, qui dans son livre « The black swan« , décrit ce qu’est selon lui un cygne noir, dans l’histoire moderne, mais également dans les domaines des finances ou des sciences.
Un cygne noir est un évènement imprévu qui surprend tout le monde, qui a d’énormes conséquences. Après qu’un cygne noir soit survenu, on le décrit pourtant comme s’il fut prévisible (on le rationalise après coup).
                                                                                                                                                                                          -imprévisible ou improbable (du point de vue de l’observateur) mais survient quand même
– a des conséquences majeures
– est par la suite décrit rétrospectivement et expliqué comme s’il avait été prévisible                                                                                                                                                                                                                  Ces trois points décrivent par exemple l’attaque du WTC le 11 septembre 2001. Imprévue, celle-ci eut de grandes conséquences sur la situation géopolitique (et pas seulement sur elle!) et de nombreuses voies se sont élevées après cette date, expliquant rétrospectivement pourquoi et comment des évènements antérieurs auraient dû faire envisager la possibilité de l’attaque. Ces trois points décrivent également, selon l’auteur, la naissance d’internet (on se rend compte chaque jour de son impact, mais aurions-nous pu l’imaginer à sa sortie?), de l’attentat de Sarajevo et globalement de la Première Guerre Mondiale, de la crise des subprimes de 2007, de l’arrivée sur le marché de l’ordinateur personnel…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Pour illustrer son propos, il prend l’exemple d’une dinde que l’on nourrit pour l’engraisser avant la date fatidique du Thanksgiving. Du point de vue de la dinde, la vie se résume à être nourrie et accomplir ce qu’elle veut dans l’espace de son enclos, jusqu’à sa mort naturelle. L’évènement de son imprévisible exécution la veille du Thanksgiving constitue pour elle un cygne noir.

Un cygne noir est l’illustration d’un biais cognitif

Si on ne croise et n’observe que des cygnes blancs, on aura vite fait de déduire par erreur que tous les cygnes sont blancs.

En réalité, seule l’observation de tous les cygnes existants pourrait nous donner la confirmation que ceux-ci sont bien toujours blancs. Cependant, prendre le temps et les moyens d’observer tous les cygnes de la Terre avant de confirmer qu’ils sont tous blancs n’est pas envisageable.

biais cognitif

Il paraît préférable de faire la supposition hâtive qu’ils sont blancs, dans l’attente de voir la théorie infirmée par l’observation d’un cygne d’une autre couleur. Ainsi construisons-nous des raisonnements à partir d’informations incomplètes, ce qui nous conduit à aboutir à des conclusions erronées.

Et pourtant, il existe !

Cygnus Atratus est officiellement décrit pour la première fois en 1790 (Latham). C’est une espèce considérée domestique. Dans leur milieu naturel, les cygnes noirs sont pourtant nomades et se regroupent en colonie très denses. Considérée comme une espèce à risque d’extinction, Cygnus Atratus est introduit dans plusieurs plans d’eau d’Europe ou de parcs et zoos. Il est en effet très convoité depuis sa découverte, témoignage vivant de l’évènement hautement improbable qui s’est tout de même réalisé.                                                                                                                                                                                                                                      Pour aller plus loin:
 le cygne noir

Le cygne noir : La puissance de l’imprévisible Broché – 26 septembre 2008 de Nassim Nicholas Taleb

Les 14 choses très importantes que j’aurai aimé que mes parents me disent

14 choses que j'aurai aimé que mes parents me disent

 

1. N’aie pas peur de faire des erreurs

– La plus grande erreur est de ne rien faire et risquer de passer sa vie à regretter d’avoir eu peur d’agir.
– Tu ne peux pas apprendre sans faire d’erreur, accepte-le.
– Considère tes erreurs comme des expériences qui t’aideront à grandir et à devenir la personne que tu veux être et qui correspond à tes rêves.
– Soit tu réussis, soit tu apprends quelque chose grâce à cette expérience.

2. Investis en toi

– Tu es ce que tu as de plus cher au monde.
– Prends soin de toi.
– Occupe-toi de ta tête et de ton corps, tous les jours.
– Donne toute ton énergie pour acquérir des connaissances et des aptitudes qui te permettront de réaliser tes rêves.
– Tu es ce que tu sais et ce que tu en fais.

3. Ose

– Faire de nouvelles choses.
– Rencontrer de nouvelles personnes.
– Découvrir de nouvelles contrées.
– Sors de ta zone de confort et fais de nouvelles expériences.
– Ce qu’on regrette le plus, plus tard, c’est tout ce qu’on a rêvé de faire mais qu’on a pas fait car on a pas osé…

4. Communique, exprime-toi

– Il est important de comprendre rapidement que les autres ne peuvent pas lire dans les pensées.
– Dis aux personnes autour de toi comment tu te sens, ce que tu penses de ce qu’ils te disent ou de ce qu’ils font.
– Si tu veux quelque chose, dis-le ! N’attends pas que les autres le devinent. Tu l’obtiendras beaucoup plus rapidement.
– Si tu veux sortir avec une fille (ou garçon) , même si tu y penses très fort, il est très possible qu’elle ne le sache pas et qu’elle ne se doute de rien.
– Dis-lui qu’elle te plaît, si c’est réciproque, c’est parfait. Sinon, continues ton chemin, elle n’était pas faite pour toi.
– Cela t’évitera de perdre du temps et de l’énergie pour rien.

5. Prends des décisions et agis maintenant

– C’est lorsqu’on est indécis, qu’on attend le bon moment ou la meilleure opportunité que l’on manque le coche et que l’on passe à côté de la vie.
– Le bon moment, c’est souvent maintenant.
– Tu veux commencer des études mais tu ne sais pas si tu dois le faire ce semestre ou peut-être l’année prochaine, ou partir une année à l’étranger….
– Décide une bonne fois pour toutes et agis maintenant!

6. Accepte que tout change

Qu’une situation soit bonne ou pas, elle va changer, c’est certain.

7. Ne perds pas trop de temps à te demander ce que les autres pensent de toi

– Le plus important est ce que toi, tu penses de toi-même et cela ne doit pas dépendre de ce que les autres pensent de toi.
– Ne te laisse pas influencer par ce que les autres attendent de toi ou veulent que tu sois.
– Sois celui que tu veux être, reste fidèle à tes convictions et garde les vrais amis qui sauront t’apprécier tel que tu es et non tel qu’il veulent que tu sois.

8. Choisis un métier qui te passionne

– Ne fais pas des études de médecine ou de droit si ce n’est pas ce que tu aimes juste parce que ton entourage te dit que c’est la meilleure chose à faire.
– Ne choisis pas un métier qui ne te correspond pas, juste parce qu’il y a des débouchés ou parce que cela fait bien.
– Prends le temps qu’il te faut (une journée, une semaine) et réfléchis à ce que tu aimerais faire pendant des années, tous les jours.
– Tu peux écrire tout ce qui te passionne sur une feuille et écrire ensuite les métiers qui pourraient te permettre de vivre en faisant ce que tu aimes.
– Lorsque tu as trouvé, donne-toi les moyens de faire de ta passion, ton métier.

9. Fais en sorte de créer un réseau de connaissances autour de ta passion ou du métier que tu veux exercer

– C’est en rencontrant et en s’intéressant aux personnes qui font ce que tu veux faire ou qui sont expertes dans les matières qui t’intéressent que tu vas réussir à apprendre beaucoup de choses importantes pour ta future carrière.
– C’est utile et aussi agréable de rencontrer et de discuter avec des gens qui aiment les mêmes choses que toi.
– Pose beaucoup de questions, cela prouve ton intérêt et les passionnés peuvent parler des heures entières de leur passions et aiment ceux qui leur permettent de le faire.
– C’est aussi grâce à un réseau comme celui-là que tu pourras plus tard trouver plus facilement du travail dans le domaine qui te passionne.

10. Utilise tes dons, tes aptitudes, tes points forts et deviens excellent

– Si tu es bon sportif, si tu es habile de tes mains, si tu joues très bien d’un instrument, utilise ce don et deviens encore meilleur.
– Connais tes forces et utilise-les à ton avantage.
– Deviens le meilleur dans au moins une matière ou une activité.

11. Prends 10 minutes par jour juste pour toi

Sers toi de ce temps pour réfléchir, pour rêver, pour planifier ta vie, changer ce que tu veux changer. Ce moment peut aussi te permettre de te remémorer les bons moments de la journée et d’apprécier encore plus les côtés positifs de la vie.

12. Rêve !

– Tu as le droit et surtout le devoir de rêver.
– Crois en tes rêves, c’est comme cela que tu vas les réaliser.
– Écris ton rêve ou tes rêves sur un papier et fais un plan de tout ce que tu dois faire pour le réaliser.
Ensuite, agis !

13. Traite les autres comme tu veux être traité

– Respecte les autres comme tu veux être respecté.
– Donne aux autres ce que tu aimerais qu’ils te donnent.
– Souris aux autres comme tu veux qu’ils te sourient.
– Aiment les autres comme tu veux qu’ils t’aiment.
– C’est la meilleure manière d’être apprécié et de donner du bonheur autour de soi.
– Ce bonheur te reviens souvent encore plus fort car il est contagieux.

14. La vie est courte, alors :

– Ris aussi souvent que tu peux.
– Excuse-toi lorsque tu le dois.
– Compare-toi à ceux qui ont moins de chance que toi.
– Accepte ce que tu ne peux pas changer et apprécie ce que tu as.
– Sors, fais des rencontres, affronte tes peurs, ose, agis, réalise tes rêves.
– Croque ta vie à pleines dents !

Et cette liste n’est pas exhaustive …

 

Source: manuebr

Usages de la CNV en entreprise

 La communication étant un sujet vaste, je vous propose un extrait de la conférence donnée par Patrice Boisieau sur le thème de la Communication Non-Violente (CNV) et de son application dans l’agilité, lors de l’Agile France 2013.

Origine

Le concept de CNV a été inventé dans les années 1970 par le psychologue américain Marshall Rosenberg, inspiré lui-même par Carl Rogers, l’un de ses professeurs. La designation de ce mode de communication en “non-violent” découle du concept philosophique indien de bienveillance,  c’est-à-dire l’action ou le fait de ne causer de dommage à personne. Rosenberg offre cette définition de la CNV:

« La Communication Non-Violente, c’est la combinaison d’un langage, d’une façon de penser, d’un savoir-faire en communication et de moyens d’influence qui servent mon désir de faire trois choses :

  • me libérer du conditionnement culturel qui est en discordance avec la manière dont je veux vivre ma vie ;
  • acquérir le pouvoir de me mettre en lien avec moi-même et autrui d’une façon qui me permette de donner naturellement à partir de mon cœur ;
  • acquérir le pouvoir de créer des structures qui soutiennent cette façon de donner. »

La Communication Non-Violente se fonde sur quatre postulats

  • des pensées
  • des sentiments
  • des besoins
  • des demandes

Dans notre façon habituelle de communiquer, nous avons tendance à refouler nos sentiments et à nous couper de nos vrais besoins. C’est là qu’intervient la CNV.

Qu’est-ce que la CNV

La Communication Non-Violente est un processus en quatre étapes basé sur l’écoute empathique qui a pour but de créer une certaine qualité de relation où les besoins des participants sont pris en compte de manière égale.

Les 4 étapes :

Le processus OSBD, qui est la base de la CNV, se déroule en quatre étapes:

  • l’Observation sans jugement : cette étape a pour but d’évaluer la situation de façon claire et objective ;
  • l’identification du Sentiment : cette étape permet d’identifier le sentiment ;
  • la reconnaissance du Besoin : les sentiments sont indicateurs de besoins, satisfaits ou non. Cette étape permet donc de prendre en compte ces besoins ;
  • la formulation d’une Demande négociable : la demande est l’ouverture du dialogue avec l’autre partie.

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Les 3 catégories de sentiments :

Comme nous l’avons dit précédemment, un sentiment est avant tout l’indicateur d’un besoin satisfait ou non. Il est donc important d’être à l’écoute de ces sentiments afin de pouvoir répondre à ces besoins.

Lorsqu’une personne nous demande “Comment allez-vous ?”, notre réponse est souvent une pensée et non un sentiment. Par exemple, on pourrait répondre “J’ai trop de travail”, or ce n’est pas un sentiment et il est donc difficile de solutionner une telle situation.

On différenciera trois catégories de sentiment:

  • Ceux éprouvés lorsque les besoins sont satisfaits ;
  • Ceux éprouvés lorsque les besoins ne sont pas satisfaits ;
  • Ceux qui sont teintés de jugement ou d’accusation.

Les 9 besoins fondamentaux :

D’après Rosenberg, les besoins sont “des manifestations de la vie”. Il reprend la perspective de Max-Neef, un économiste chilien, pour définir neuf besoins fondamentaux recouvrant l’ensemble des besoins humains :

  • Besoins physiologiques
  • Sécurité
  • Empathie
  • Créativité
  • Amour
  • Jeu
  • Repos
  • Autonomie
  • Sens

Bien que les besoins sont universels à tous et indépendants de tout contexte, les stratégies pour les satisfaire varient d’une personne à l’autre et le fait seul de reconnaître un besoin est en soi un soulagement.

On notera cependant que “J’ai le besoin de…” est différent de “J’ai besoin que tu…”.

La maîtrise de la CNV demande un changement en profondeur dans sa façon d’aborder une relation et de communiquer, ce qui rend son apprentissage long et difficile.

Usage de la CNV en entreprise

Dans le monde du travail, la communication a évidemment un très grand rôle à jouer. Certains symptômes permettront de souligner un problème de communication, parmi lesquels :

  • Tension
  • Atmosphère pesante
  • Appel à l’aide

Afin de prendre conscience des difficultés de l’équipe, on pourra tracer dans un tableau une ligne des ressentis (moodline), qui indiquera pour chaque membre de l’équipe, son niveau de contentement lors des évènements importants du projets.

On pourra de même faire des rétrospectives où sera appliqué le processus OSBD afin de travailler sur les non-dits.

Enfin, Patrice a expliqué le concept de la “chaise chaude”.

La chaise chaude :

Le but de cet exercice est de sortir les membres de l’équipe des non-dits et de faire émerger les malentendus. Chaque membre pourra ainsi différencier ce qu’il ressent de ce qu’il pense ainsi que prendre conscience de ses besoins.

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Cette exercice se déroule en quatre phases:

  • Phase 1 : chaque membre de l’équipe répond pour chacun des autres membres à ces questions:
    1. Qu’est-ce qui a bien fonctionné dans notre relation ?
    2. Qu’est-ce qui n’a pas bien fonctionné dans notre relation
    3. Voici la demande que je t’adresse
    4. Voilà ce que je suis prêt à faire pour t’aider
  • Phase 2 : chaque membre passe tour à tour sur la chaise chaude et écoutent ce
    que les autres ont à lui dire
  • Phase 3 : chaque membre prépare les réponses qu’il adressera aux autres membres
  • Phase 4 : chaque membre passe sur la chaise chaude et répond aux demandes qui lui ont été formulées

Conclusion

Patrice Boisieau présente avec des mots simples la Communication Non Violente et ses avantages, sans omettre la difficulté de sa mise en place. Bien que la grande majorité de la session ait été consacrée à la définition de la CNV, cette session était particulièrement intéressante et la relation du sujet à l’agilité, qui met en avant les interactions humaines, sans équivoque.

Pour aller plus loin

L’improvisation théâtrale au service de votre prise de parole en public

Que ce soit dans notre vie personnelle ou dans notre vie professionnelle, nous avons  tous été confrontés un jour à la prise de parole devant un auditoire. Cet exercice est d’ailleurs souvent une profonde source de stress et d’inquiétude pour nous. Rappelez-vous de la première fois où, à l’école, le professeur demande à la classe : « Qui veut passer au tableau ? », et toutes les réactions en chaines de tous vos camarades qui baissent progressivement la tête et/ou essayent de se cacher pour éviter le regard du professeur !

Quand on y pense c’était vraiment LA chose que l’on détestait le plus … PASSER AU TABLEAU !

Rassurez-vous c’est normal! Certaines études américaines et européennes révèlent même que la prise de parole en public est la deuxième peur de l’homme juste après celle de mourir!

Pourtant nombreuses sont les occasions où nous sommes (encore aujourd’hui) confrontés à cet exercice, alors mieux vaut en connaitre les rouages et essayer de faire au mieux pour capter l’attention de notre public sans passer pour un timide maladif.

A ce titre, j’ai eu la chance de participer à un atelier découverte organisé par Décalez ! un organisme de formation spécialisé dans l’improvisation théatrale pour justement « dédramatiser » la prise de parole en public et découvrir notre personnalité d’orateur .

Décalez !

Je vous en livre ici un petit aperçu qui va vous aider à y voir plus clair et à rester plus zen lors de vos prochaines interventions en public.

Les 4 grands principes de la prise de parole en public :

La prise de parole en public repose sur 4 grands piliers :

  • La disponibilité : Etre disponible c’est rester ouvert non seulement à soi (et laisser passer notre énergie du moment) mais aussi aux autres. Comme l’a bien dit un des participants c’est « se mettre à poil », se livrer et agir en toute transparence et authenticité.
  • L’écoute : regarder son public, être attentif et observer.
  • L’expression : Contrairement aux apparences, 93% de notre communication est non verbale (tonalité de notre voix, gestes). Les mots ne comptent que pour 7% dans notre discours. Au-delà des mots, notre manière de communiquer doit aussi et surtout tenir compte de notre communication non verbale (voix, ton, volume,…) qui va venir appuyer notre prise de parole.

L’expression de soi  au cœur de la prise de parole en public :

Comme nous l’avons vu précédemment, notre communication passe majoritairement par notre langage non verbal, d’où l’importance de savoir jouer avec notre non verbal pour mieux s’en sortir le jour de notre intervention.  Nous avons donc testé différents exercices mêlant à la fois l’absence d’émotions dans notre discours, l’absence d’appui regard sur le public et le fameux gromolo !

L’expression neutre : Cet exercice a été vraiment déstabilisant pour nous tous. L’idée ici est de parler d’un sujet de notre choix en n’exprimant aucune émotion sur notre visage et rester absolument neutre.

Objectif : Se laisser traverser par nos émotions et ne pas les retenir.

L’histoire aveugle : le principe de cet exercice est de raconter une histoire les yeux fermés. La puissance de cet exercice a été de mettre en exergue l’absence totale d’intéraction avec le public du fait du manque de l’appui regard sur le public pour capter l’attention ! En fermant les yeux, nous avons naturellement tendance à baisser la tête et à ne pas intéragir avec le public en s’appuyant sur notre regard.

Objectif : L’appui regard est un levier pour capter l’attention du public.

Le Gromolo : c’est un langage sonore inventé qui n’a aucun sens et qui ne fait pas référence à des mots que l’on connait : « bla ! blablabli ! bloblibla ? ». Le but de l’exercice est de présenter une scène de notre choix sans mettre de mots intelligibles, mais juste en utilisant notre langage non verbal.

Objectif : Les gestes, le volume et l’intonation de notre voix doit permettre de nous faire comprendre et va soutenir notre discours pour avoir plus d’impact.

L’objet sentimental : Avant la formation, on nous a demandé de prendre avec nous un objet qui a une signification particulière (sentimentale ou pas) pour nous. L’idée ici est de le présenter au groupe et de raconter l’histoire de cet objet. Au fur et à mesure des passages de chacun, une belle proximité se crée entre nous. C’est assez surprenant comment un simple objet peut créer une belle émotion tout en permettant de mieux se connaitre et se découvrir !

Objectif : Mettre un peu de soi dans nos discours est un puissant levier d’attraction, synonyme aussi d’authenticité et de sincérité.

Finalement, être fidèle à soi reste le meilleur moyen de faire bonne figure lors de nos présentations en public. Chacun de nous a ses défauts et le meilleur levier pour faire bonne impression reste la personne que nous sommes en toute simplicité !

Jouer avec soi pour mieux se révéler :

Vous allez me dire : « Bon ok, c’est sympa ces exercices…Mais MOI je suis hyper stressé pour parler en public devant des gens que je ne connais pas !!! Alors jouer à faire semblant d’être un super héros de la prise de parole en public ça ne va pas être possible ! ». Et bien ça tombe bien puisque l’un des moyen de canaliser votre stress c’est votre respiration !

La façon dont vous respirez va conditionner votre intervention et, que vous le vouliez ou pas, votre stress se verra dans votre manière de vous exprimer, alors essayons ces quelques exercices pour nous aider à respireeeeeerrrrr ! J

La respiration ventrale : Inspirer par le nez en gonflant le ventre et souffler par la bouche en dégonflant votre ventre. Ca parait simple, mais à y regarder de plus près, nous ne respirons quasiment pas par le ventre, mais seulement avec notre cage thoracique, ce qui limite considérablement nos capacités pulmonaires ! Alterner cet exercice les yeux ouverts et fermés et en soufflant de manière courte et un peu plus longtemps.

La verticalité : C’est rester bien droit face à votre auditoire et surtout bien ancré dans le sol en évitant de faire la girouette sans quoi on aura l’impression d’être à un match de tennis ! Ici, il va falloir imager que l’on a une couronne sur la tête et occuper l’espace en marchant sans la faire tomber. Ensuite, pour encore plus ancrer cette verticalité, on peut aussi imaginer que quelqu’un nous tire la tête avec un fil pour nous maintenir encore plus droit. Malgré toutes ces contraintes, il est important de rester naturel dans notre façon de se déplacer avec les bras bien le long du corps. Bon ok, on ne se sent pas super à l’aise au début, mais pour éviter de passer pour un robot en pilotage automatique, autant essayer de s’approprier l’exercice et de faire en sorte d’être le plus détendu possible. On peut aussi y ajouter une autre contrainte, celle de regarder un point fixe au loin et ainsi garder la tête encore plus droite un peu à la manière des mannequins en plein défilé.

La conférence gesticulée : L’idée ici est de faire une scène à 2 avec un orateur (en coulisse) qui va parler à la place de l’acteur (sur scène) qui va lui, de son côté, mimer une situation convenue à l’avance avec l’orateur. L’objectif étant pour l’orateur de s’adapter à l’acteur qui mime la mise en situation. Cet exercice est absolument génial !! Pour moi, c’est un super moyen de s’adapter à l’autre et de partager un moment magique avec le monde de l’autre.

Objectif : Brise la glace et crée de la proximité entre les participants.

« Pyramide » : Vous vous souvenez du jeu Télé pyramide ? Vous savez le jeu où l’on dit : « rouge ! » et l’autre dit : « ferrari ! » ou encore l’un dit : « bleu ! » et l’autre dit : « schtroumpf !». Nous associons souvent un mot à un autre et cela découle bien souvent de nos expériences de vie, de notre environnement familial, amical,… L’idée ici est de raconter une histoire farfelue ou réelle et, une autre personne à côté de vous, vous donne des mots (qui n’ont souvent rien à voir avec votre histoire!) et vous devez les intégrer à votre récit.

Objectif : Travailler la disponibilité et intégrer une part de l’autre dans son histoire.

En venant à cet atelier « découverte », je n’aurais jamais imaginé à quel point l’exercice théâtral était aussi transformant : l’énergie collective est vraiment un puissant accélérateur personnel .

Ce que je retiens de cette formation c’est aussi la multitude de nos conditionnements qui nous limitent:

  • Vouloir à tout prix tout intellectualiser au lieu de lâcher prise :

Avant de commencer les exercices d’improvisation, nous avons tendance à nous poser  des tas de questions :

 « je ne sais pas sur quel sujet partir », ou encore « je n’ai pas d’idées de thème sur lequel intervenir ». Pour finalement se rendre compte que plus l’on essayera de réfléchir et plus on n’y arrivera pas ! Le mieux étant d’y aller et on verra après. Savoir se planter fait aussi partie de notre apprentissage alors autant y mettre les 2 pieds ! :)

  • Vouloir à tout prix tout rationnaliser au lieu de déconstruire :

Je me rappelle ici d’un moment où Charlotte, la formatrice, me dit : « tu aurais pu très bien appeler ton corbeau « myxomatose » au lieu de lui attribuer cette maladie ! ».  Evidemment ! c’est aussi ça faire preuve de créativité ! :)

Merci infiniment à Charlotte et Batiste pour cet atelier qui aura été une belle surprise et très riche en apprentissage!

C’est aussi un beau cadeau à faire à son entreprise pour accélérer le processus de team building !

Longue vie à leur organisme de formation par l’improvisation théâtrale : http://www.decalez.fr/

Décalez

« Le bonheur au travail, c’est rentable et durable » Laurence Vanhée à l’université du CECA

« Après mon burn out, je me suis jurée de ne plus être malheureuse au travail » nous confie Laurence Vanhée lors de sa conférence à la 21ème université Hommes-Entreprises  du CECA. Depuis ce jour, Laurence Vanhée exerce le métier de Chief Happiness Officer. En 2012, elle a été élue meilleure directrice des ressources humaines grâce à son travail avec  l’Administration Fédérale de la sécurité sociale Belge. Son constat sur le terrain est clair : « Nos organisations peinent à retrouver le chemin de la croissance ».

Pourtant, armées de sincérité et courage, elles ont en leur pouvoir d’activer un élément simple, d’une efficacité redoutable et qui délivrera des succès pérennes : le bonheur au travail. Découvrez son intervention du 28 aout 2015 à l’université Hommes Entreprises organisé par le CECA.

2015-08-blog-UHE2015

Pour commencer, Laurence revient sur la racine latine du mot travail :

Trepalium (attesté en 582) qui est une déformation de tripalium, un instrument formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir.

Laurence vanhée

Aujourd’hui, si vous pensez à votre travail vous diriez peut-être que c’est plutôt une routine, une contrainte, voir même une sécurité. Mais il ne faut pas oublier que miser sur le bonheur au travail s’avère être un choix judicieux pour allier performance et épanouissement au travail.

Les avantages du bonheur au travail :

Un salarié heureux, c’est un salarié :

  • 6 fois moins absent
  • 2 fois moins malade
  • 9 fois plus loyal
  • 31% plus productif
  • 55% plus créatif car bien dans ses baskets

Ce qu’il faut abandonner :

Le constat de Laurence Vanhée est sans appel :

  • l’argent n’est pas un motivateur ( à ce titre je vous conseille le livre de Daniel Pink : la vérité sur ce qui nous motive)
  •  la description de poste non plus
  •  pas mieux pour les organigrammes
  • Les gros bonus non plus
  •  Les réunions stratégiques pas mieux

Il y a donc une relation étroite entre des salariés heureux et un ensemble d’avantages organisationnels: plus grand dévouement, moins de turnover, moins d’absentéisme et meilleure attraction des talents.

Une entreprise épanouissante a un avantage concurrentiel certain sur les organisations où le niveau de bonheur des employés est faible.

Comment augmenter le bonheur au travail:

Exercer un travail intéressant est extrêmement important pour le bonheur du salarié, mais le cadre de travail est encore plus important à ses yeux :

  • Offrir des challenges personnels aux employés
  • Cultiver le confiance
  • Offrir de la liberté et de l’autonomie
  •  Le sens de la vocation
  •  Donner les réalisations personnelles aux personnes
  •  Mesurer ses progrès et ses résultats
  • Permettre de se sentir responsable et de choisir ce sur quoi ils vont bosser
  • Recevoir du feedback (si pas de feedback on se sent inutile !)
  •  La confiance en soi (sentiment de fierté d’être à ce poste)
  •  Etre connecté dans et hors de l’organisation

Selon Laurence, il y a 6 facteurs principaux :

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D’où, cette équation du bonheur au travail :

Bonheur + Performance = Liberté  + responsabilité

Quel est le rôle d’un leader et d’une équipe ?

Tout d’abord ce sont les salariés qui doivent décider où, quand et comment travailler, le leader aura donc pour mission d’assurer le bien-être de tous en mobilisant les équipes.

Les objectifs doivent se fixer en équipe et être réevaluer dans l’année (et pas une fois par an, car l’environnement bouge constamment! ).

Le leader donne le cap et l’envie, c’est à dire là où les salariés doivent aller. Le leader ne doit pas s’occuper du « comment » car choisi par le consentement de tous. Il doit donc se positionner en facilitateur pour l’équipe !

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A noter aussi : Presque tout le monde est autorisé à télétravailler … et c’est le salarié qui décide en fonction de ses besoins (vie privée, …).

En tant que facilitateur, le leader doit permettre l’épanouissement personnel :

C’est à dire amener les salariés à se poser 3 questions inspirantes:

Qu’est-ce que je sais bien faire?

Qu’est-ce qui est utile à l’organisation?

Qu’est ce que j’aime faire?

Et pour finir, il doit rendre les tâches  et les actions : Sexy, simples (Si les choses sont simples, elles seront facilement comprises et réexplicables) , durables et aller droit au but.

Les principes fondamentaux du bonheur au travail :

Dont’ motivate –> trust : Offrez votre confiance à priori

Don’t manage –> love : Un bon manager est une personne qui aime (inconditionnellement) ses collaborateurs

Don’t think –> think

Don’t work–> have fun : C’est se poser la question : « Qu’est ce qui nous « emmerde » au quotidien ? » et faire en sorte de rendre votre travail plus intéressant et plus fun!

Don’t complain–> innovate : Pour éviter de râler et de vous plaindre, pensez à innover!

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Un grand merci à Laurence Vanhée pour sa disponibilité et sa superbe énergie positive très contagieuse durant cette conférence.

TRUST, LOVE and HAVE FUN ! 

Pour aller plus loin:

http://happyformance.com/

http://universitehommesentreprises.com/

20 règles à suivre pour l’animation réussie d’une session d’idéation

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SUJET VRAIMENT PERTINENT

1) Définissez un sujet pertinent qui constitue un défi pour l’organisation et les personnes invitées.
2) Créez avec le client un processus d’innovation répondant à un réel besoin.

DIVERSITÉ DE PARTICIPANTS

3) Invitez des personnes ayant une bonne connaissance du contenu et d’autres pouvant appliquer les solutions identifiées.
4) Choisissez des personnes de l’externe habiles à penser hors du cadre.
5) Favorisez une mixité de personnes : hommes/femmes, jeunes/vieux, diversité ethnoculturelle…
6) Invitez une personne influente de l’organisation.

ENVIRONNEMENT PARTICULIER

8) Créez un environnement sécuritaire où on peut s’exprimer librement. Un brise-glace d’introduction aide à atteindre cela.
9) Interdisez les téléphones intelligents, les tablettes numériques.
10) N’organisez pas la session dans les bureaux de l’organisation afin de sortir de la routine.

PROCESSUS BIEN STRUCTURÉS

11) Faites la tempête d’idées espacée sur au moins 2 jours pour intégrer l’incubation.
12) Utilisez une variété de techniques d’idéation.
13) Ayez un bon rythme pour capter l’énergie des participants et éviter les longueurs.
14) Passez 2 fois plus de temps à utiliser les processus convergents que ceux divergents.
15) Soyez ouverts aux suggestions du groupe pour adapter le processus en cours de route.
16) Gérez bien le temps en respectant les limites mentionnées aux participants.

ANIMATION PROFESSIONNELLE

17) Choisissez un animateur expert des processus créatifs qui s’assure d’un bon déroulement et accompagne les équipes dans leur cheminement.
18) Reflétez l’énergie contraire du groupe. Si le groupe est trop actif, soyez calme. Si le groupe est au ralenti, insufflez du dynamisme.

RÉSULTATS CONCRETS

19) Rendez les résultats concrets et clairs pour n’importe qui.
20) Assurez-vous d’avoir un bon support interne de l’organisation pour faciliter la mise en oeuvre des concepts novateurs développés.

Fini les réunions avec Le LEGO SERIOUS PLAY

 Le LEGO SERIOUS PLAY est un jeu sérieux – « serious game » – où les participants jouent dans un intérêt commun, avec une même problématique, ou pour une question commune…

Tous les participants tiennent le même rôle, au même niveau et participent de la même façon…

Tous le monde est à l’aise devant des LEGO. Un véritable langage commun à tous les participants, quel que soit leur origine professionnelle ou culturelle.
80% de nos neurones sont connectés avec nos mains. En les exploitants lors de ces ateliers LEGO, nous faisons travailler un maximum de neurones et ainsi exploiter au maximum la puissance de notre cerveau humain.

L’origine du LEGO SERIOUS PLAY

L’approche LEGO SERIOUS PLAY est basée sur un processus découlant du cœur même du système de briques LEGO.

« Le jeu est comme un engrais pour la croissance du cerveau. Il est fou de ne pas l’utiliser. »Stuart Brown

En s’inspirant de la nature participative et globale des briques LEGO,  LEGO SERIOUS PLAY rejette l’idée qu’un « expert » externe doit être appelé pour nommer les problèmes ou encore pour proposer des solutions.   Au contraire, LEGO SERIOUS PLAY part du principe que les réponses se trouvent déjà « dans la salle »   et invite les participants à « penser avec leurs mains »  pour construire leur compréhension de la situation.   Chaque membre de l’équipe participe,  et chacun se fait entendre.

« On peut en savoir plus sur quelqu’un en une heure de jeu qu’en une année de conversation.  » Platon

En croissante lente jusqu’en 2007. Ils décident de lancer la communauté LEGO SERIOUS PLAY en 2010. Ils ont pensé que le plein contrôle de LEGO (qui forme les facilitateurs, qui certifie, donne les droits sur les formations, sur les produits) est un réel frein au développement de la méthode. Ils décident alors de mettre la méthode en OPEN SOURCE (car le procédé LEGO SERIOUS PLAY se rapproche d’autant plus de cette philosophie d’Open Source)

Un accès plus facile a permis une croissance importante et rapide… En témoigne le site de la communauté www.seriousplay.com

Mi 2012, la communauté des croyants et des praticiens a sensiblement grandi. La méthode a prouvé son efficacité aussi bien en Europe, en Asie, en Amériques, en Afrique et au Moyen-Orient, à travers les cultures et toutes les langues… 

De nombreuses nouvelles applications ont été testées :

– dans les milieux scolaires, dans les études de premier cycle et d’études supérieures, y compris les écoles de commerce, en tant que technique d’entrevue qualitative dans la recherche, dans des groupes de discussion et des études, dans des thérapies de groupe pour les familles, dans la vie de famille et le renforcement de l’esprit de famille, dans le coaching de vie pour les individus et les groupes, dans la planification de la retraite pour les personnes âgées, en tant que technique d’entrevue pour les journalistes…

exemple : Une grande école qui utilise la méthode LEGO SERIOUS PLAY dans l’éducation est AB Combs Leadership, école primaire à Raleigh, en Caroline du Nord. Voici des énoncés tirés de leur programme : – « Après avoir terminé une lecture à voix haute dans une classe, les élèves utilisent le processus pour construire leur scène favorite du livre en utilisant les métaphores, l’événement le plus mémorable, ou un modèle qui représente le problème / solution de l’histoire. »

LEGO SERIOUS PLAY apporte des solutions pour :

– inverser la tendance des réunions / rendre actif dans les réunions

– débloquer une situation / déverrouiller de nouvelles connaissances

– rompre les habitudes de pensée

– déterrer des idées nouvelles et surprenantes

8 briques de 4×2 peuvent être combinées de 915 103 765 manières !!!

La vision de LEGO pour la brique LEGO, c’est que c’est « plus qu’un jouet », c’est une langue pour la créativité.

La puissance de la métaphore.

Il vous faudra utiliser la métaphore dans les ateliers LSP.

exemple : Que voyez vous dans l’image ci-dessous ? un serpent ?

Si nous sommes dans un atelier serious play nous verrons peut-être ici la représentation d’un gestionnaire désagréable qui se comporte comme un crocodile avec sa langue empoisonnée.

La métaphore permet de comprendre en passant par une image connue de tous. 

« identifier et comparer une chose avec une autre qui a une signification ou une connotation familière ».

>>Lire la suite : Kaperli