S’inspirer de la permaculture pour appréhender nos organisations

Depuis plusieurs années se développent en France ce que l’on appelle des cours de PDC : des cours de design en Permaculture. Si vous êtes des novices, je vous invite à parcourir les pages Wikipédia des fondateurs de la Permaculture, Bill Molisson et David Holmgren.

Tout le processus de formation est basé sur le bon sens, l’observation, l’essai, la connaissance et l’apprentissage continu. Il existe bien évidemment des techniques et des pratiques, mais aucune solution n’est meilleure qu’une autre. Il faut juste observer, réfléchir, faire travailler son imagination et surtout s’adapter constamment à ce que nous propose l’écosystème en place.

En cela, la permaculture peut nous aider à trouver d’autres manières d’être et de faire ensemble, pour cheminer vers des organisations plus étiques et durables.

La permaculture est un mouvement humaniste qui repose sur 3 éthiques:

Les 3 éthiques de la permaculture
Les 3 éthiques de la permaculture

 

Prendre soin des humains:

L’humain doit être vu comme une partie d’un écosystème formant un tout. La permaculture nous invite à prendre l’entière responsabilité de notre propre vie, de nos choix et de nos actions pour favoriser le bien commun. Prendre soin de soi, c’est prendre soin des autres(et inversement).

L’objectif ici est de n’oublier personne sur le chemin. Fini les décisions ou les actions individuelles, puisque nous sommes tous dans le même bâteau, pour le meilleur et pour le pire.

Faire attention à la nature:

Là encore, il s’agit d’avoir une vision systémique de nos idées, de nos actions et de nos choix et de prendre conscience de leurs impacts sur l’environnement et la biodiversité.

La permaculture reconnait à tout être vivant une valeur inestimable, simplement en tant qu’expression de la diversité du vivant. Tant par respect que par admiration de la beauté de la nature, la permaculture se met au service de toutes les formes de vie.

Se soustraire à la nature, c’est oublier qu’elle était là avant nous et qu’elle fait partie intégrante de notre vie, mais également de notre survie. Par ailleurs, étant nous-mêmes la biodiversité (un tiers de nos gènes sont identiques à ceux du phytoplancton), chaque fois que nous agressons la nature, nous nous agressons aussi.

Partager équitablement:

Cette troisième éthique apporte deux puissants leviers qui sont le partage et l’égalité. L’idée ici est de ne léser personne sur notre chemin. Ne privilégier personne, mais au contraire répartir le fruit de notre récolte pour satisfaire nos besoins (et non nos désirs) mutuels de manière juste et équitable. La réussite d’un projet dépendra donc de notre faculté à partager équitablement les ressources et non à essayer de les accumuler. 

Ces éthiques nous rappellent que nous ne devons pas oublier le caractère interdépendant de toutes les choses qui nous entourent.

Pour créer et initier le partage, il faut prendre soin de la nature et de l’Humain. Pour faire attention à l’Humain, il faut prendre soin de la nature qui l’entoure. Enfin pour favoriser la nature, l’Humain doit créer un système équitable et résilient pour éviter sa destruction complète. Cultiver cette vision systémique est essentielle pour comprendre les gros enjeux qui s’imposent aujourd’hui à nous. Il n’y a pas de solutions miracles ou toutes faites, ça serait trop facile.

Nous sommes nombreux à vouloir que nos organisations changent, mais encore faut-il savoir si nous nous y prenons bien. En cela, ces 3 éthiques de la permaculture peuvent nous y aider. Viser le bien-être plutôt que la richesse.Et surtout se demander comment partager la richesse. Voilà le changement de mentalités à opérer pour commencer à transformer nos organisations et le monde à notre échelle.   

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